L’agence spatiale canadienne change de patron.

3 septembre 2008 -

Csa Après avoir été chef des astronautes canadiens, Steve MacLean vient de prendre les commandes de l’agence spatiale canadienne et va dans les prochains mois établir ce que sera l’avenir du Canada dans l’espace pour les 10 prochaines années.

Maclean_steve_lr Steve MacLean se retrouve donc avec la mission de redynamiser l’agence spatiale, qui il faut le dire va déjà bien. En fait, c’est une des rares agences spatiales à travers le monde à fonctionner aussi bien selon ses dires. Pour un budget de 300 millions de dollars, ce sont des revenus de plus de 2.4 milliards de dollars qui ont été générés en transfert de technologies, et contrats divers.
L’avenir de l’agence spatiale passera bien sûr par les programmes canadiens venant se greffer à ceux de la NASA d’exploration lunaire et martienne, mais aussi par l’étude des changements climatiques, domaine où le Canada est un des chefs de file avec son expertise en matière de satellite d’observation.
Mais le nouveau directeur voit aussi plus loin en voulant donner un second souffle à la robotique canadienne déjà bien connue pour les bras robotisés qui équipent navettes spatiales et station spatiale internationale. MacLean veut doter les futurs robots d’intelligence artificielle pour qu’ils ne soient plus tributaires à 100% des actions d’un opérateur, mais qu’ils puissent aussi prendre des décisions de base. À ma question sur l’avancement du recrutement des futurs astronautes canadien, il m’a répondu que c’est plus de 5500 candidatures valides qui ont été reçues et que le long processus de sélection était en cours. C’est lui qui est en charge du comité de sélection et cela lui porte particulièrement à cœur, car en acceptant la responsabilité de la direction de l’agence spatiale canadienne, MacLean a du même coup du renoncer à sa carrière dans l’espace et ne participera donc plus à aucune mission spatiale.
Quant à voir un Canadien fouler un jour le sol lunaire ou martien, c’est surtout en premier lieu une décision gouvernementale qui initiera ce type de programme. Il y à dans tout programme spatial une balance économique à réaliser et le gouvernement canadien doit étudier si les retombés économiques à l’export ou en transfert de technologie valent le coup de lancer de notre coté un programme d’entrainement conjoint avec la NASA dans ce but. Car le programme spatial ne consiste pas seulement à envoyer du monde et des sondes/satellites dans l’espace ou sur d’autre planète, il sert aussi à faire des études et développer des technologies qu’on ne pourrait pas expérimenter sur Terre. Tout ceci afin d’améliorer nos conditions de vie ici et entrevoir un avenir pour notre espèce qui passera forcément par une migration dans l’espace, car notre planète ne sera pas éternelle. Et cela le nouveau directeur de l’agence spatiale en est très conscient et il mettra toute son énergie pour que la science canadienne continue de rayonner dans l’espace.
Pucelle_2
Biographie de Steve MacLean


Comments are closed.