Grandeur et décadence.
24 mars 2009 - David Lobjoie
Le terme oasis était utilisé dans le passé pour designer un espace de vie verdoyant en plein milieu du désert. Aujourd’hui, avec l’aide de technologie de pointe, de riches entrepreneurs multimilliardaires grâce aux pétrodollars réinventent le concept au bord de la mer à Dubaï.
Dubaï, pour ceux d’entre vous qui l’ignoreraient c’est ce petit émirat dirigé par le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum qui est en passe de devenir la façade moderne des Émirats arabes unis qui passent en général pour être plutôt ultra conservateurs. Ceci se fait à travers des projets d’urbanisme titanesques. Dans un pays où les 40 degrés Celsius à l’ombre sont une des températures les plus basses durant la journée, il est tout de même possible de faire du ski au bord de la mer et bronzer sous un soleil de plomb dans une atmosphère respirable à l’hygrométrie contrôlée.
Et ce que Dubaï n’a pas en terrain habitable, car trop chaud pour le développement de luxe, il va le chercher sur l’eau en construisant des iles artificielles qui accueillent des développements pour locataires riches et célèbres. On y trouve donc pistes de ski couvertes, hôtels surdimensionnés archipels artificiels en forme de palmiers ou carte du monde.
Le dernier édifice en date, qui est encore en construction et deviendra l’immeuble le plus haut du monde.
Le Burj Dubaï culmine depuis janvier 2009 à 818 mètres d’altitude, compte 162 étages et devrait être opérationnel en décembre de cette année.
Casse-tête d’ingénieurs et d’architectes, il a fallu tenir compte du vent qui fait bouger le sommet de l’édifice et ajouter des ailerons verticaux sur toute sa structure pour le canaliser et le rediriger. Quelques autres chiffres pour vous donner les dimensions pharaoniques de l’édifice. 230 000 m3 de béton armé, 39 000 tonnes de poutres en acier, 142 000 m2 de verre et 22 millions d’heures de travail.
Côté chiffres pharaoniques, Dubaï s’y entend. Le Burj Dubaï c’est l’équivalent de 360 000 ampoules de 100W fonctionnant simultanément, 946 000 litres d’eau par jour dans une contrée des plus sèches du monde, l’équivalent de 10 millions de glace fondue en climatisation par jour, 20 piscines olympiques remplies annuellement par la condensation qui en résultera et des ascenseurs capables d’embarquer 42 personnes à 64 km/h.
Si ces chiffres vous donnent le vertige, imaginez maintenant la hauteur de la pile de billets réalisable avec les quelque 800 milliards de dollars réunis pour sa construction.
Site officiel du Burj Dubaï.
Vue du ciel.







David, si tu es impressionné par cette figure architecturale spatiale va jeter un coup d'oeil sur celles des milles et une nuits et jours sur le site de Techno-Science.Net à cette adresse :
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3678
Il convient de savoir et de garder en mémoire que les arabes ont toujours excellé en mathématique architecturale, historiquement parlant.