Julie dans l’espace.
15 juillet 2009 - David Lobjoie
La tension était palpable ce soir alors que j’attendais le décollage de la mission STS-127 avec 150 ou 200 autres personnes à l’agence spatiale. Finalement au compte de zéro, les propulseurs à poudre se sont allumés, envoyant ainsi la navette Endeavour et son équipage vers l’espace.
C’était avec confiance que je me suis rendu ce soir, pour la quatrième fois en ligne, l’ASC pour assister à ce décollage.
Pour mémoire, les dernières annulations étaient dues à une fuite gazeuse et à des conditions météorologiques capricieuses. Parce que la navette doit non seulement avoir du beau temps dans un rayon de 20 miles autour du pas de tir, mais aussi avoir des conditions optimales sur le terrain d’atterrissage d’urgence au cas où celle-ci devrait décoller et se poser immédiatement.
« Il s'agit d'une mission historique pour tous les partenaires internationaux, puisque les cinq agences spatiales, celles du Canada, des États-Unis, de la Russie, du Japon et de l'Europe, sont représentées à bord de la station spatiale », de dire le président de l'ASC, M. Steve MacLean, à partir du Centre spatial Kennedy, alors qu'il regardait la navette Endeavour s'élever dans le ciel. « Lorsque la navette sera amarrée, un nombre record de 13 astronautes seront à bord du laboratoire orbital en même temps, parmi lesquels seront deux Canadiens. Je suis extrêmement fier du travail qu'accomplissent nos astronautes. »
Au cours de cette mission, on fera appel aux trois bras robots, parfois à tous les trois pendant la même journée. Le Canadarm de la navette et le Canadarm2 de la station effectueront des tâches d'examen des structures, transféreront du matériel et des provisions et déplaceront de l'équipement ainsi que des astronautes en sortie extravéhiculaire. Le nouveau bras robot japonais fera son baptême de l'espace en procédant au transfert d'expériences scientifiques.
La mission STS-127 devrait durer 16 jours. Ce n'est que la deuxième fois que les astronautes entreprennent une mission aussi longue, et la deuxième fois aussi que cinq sorties extravéhiculaires sont prévues lors d'une mission spatiale.
Le haut fait de la mission sera l'installation d'une plateforme externe sur le laboratoire japonais Kibo ainsi que le transfert d'expériences scientifiques qui seront exposées aux rigueurs de l'espace.
Julie Payette participe à son deuxième vol spatial et elle se rend à la station pour une deuxième fois. Il y a 10 ans, lorsque la station en était à ses premières phases d'assemblage, Mme Payette a été la première Canadienne à monter à bord. Aujourd'hui, la station a pratiquement atteint sa configuration finale. Au cours des deux dernières années, la capacité d'habitation à bord de la station a augmenté de 45 pourcent, et le nombre d'astronautes qui y vivront et travailleront aura doublé lorsque la navette Endeavour arrivera à la station.
Et ce soir, tout était GO. Si vous n’avez vu que quelques images ou même rien du tout de ce lancement, je vous invite à cliquer le lien ci-dessous pour voir la séquence complète de 10 minutes émanant des caméras de la NASA.
Séquence vidéo complète du décollage.





Je trouve très émanciper qu'une femme et en plus une Qué-
bécoise fasse partie d'une mission spatiale.Lorsque je
suivais mon cours de pilote à St-Hubert,j'avais l'instruc-
teur théorique pour la partie pratique qui était une fran-
çaise.A mon premier vol, elle me disait qu'elle avait eu
une expérience bizarre avec un pilote qui lui avait montrer
ce qu'il savait faire(acrobaties près de la terre)et qu'elle
avait été très perturbée;moi,je n'ai fait que quelques virages et essayer d'atterrir comme il le faut.Je ne sais pas si c'est parce que c'était un femme, mais je pense qu'elle a eu vraiment peur.C'est très important de prati-
quer les différentes possibilités problèmatiques en vol,
mais il faut le faire avec des appareils hautements véri-
fiés qui ne risquent pas de se démanteler;même le métal a
beaucoup de faiblesses.Je crois que cela doit être très
exigeant pour Julie de travailler avec des hommes et surtout
si elle travaille avec la machinerie lourde;il existe tou-
jours une certaine rivalité naturelle entre l'homme et la
femme et surtout pour ces travaux.Je la trouve très coura-
geuse et qu'un climat de confiance va règner dans ces missions parfois périlleuses.Quand vous n'avez pas pratiquer
plusieurs atterrissages forcés,vous ne savez pas les chances
que vous avez de vous en sortir si il l'appareil s'abîme.
J'avais pensé à un certain moment à un module qui se détache
automatiquement du vaisseau en cas de bris et qui retombe
sur la terre avec un parachute.Je crois que cela serait
essentiel pour les astronautes d'avoir cette sécurité.Nous
avons eu dernièrement deux accidents en mer; de gros trans-
porteurs et cela ne fait qu'aiguiser la peur des passagers.
Plus les avions se portent bien, plus les gens utilisent ce
moyen de transport.Il n'y a aucun risque à prendre dans ce
domaine du transport parce que les possibilités de s'en sor-
tir en cas de bris sont très réduits.Julie Payette va deve-
nir une pionnière de l'exploration spatiale et nous la ver-
rons sûrement dans les futures dictionnaires et livres
d'histoires.
Merci de votre attention.
You are the greatest one Julie!!!
Have fun with the stars!
Un mot de loin! Ancien du MSL après Régina, aussi copain à l'époque de Simon Payette…