Le phénomène des foules éclairs…
Aujourd’hui, si je vous parle de flashmob, n’y a-t-il a pas des chances pour que vous fassiez la même tête que lorsque l’on vous parlait de blogue en 2003? Pardon? Un flash quoi? Un flashmob…
Aujourd’hui, si je vous parle de flashmob, n’y a-t-il a pas des chances pour que vous fassiez la même tête que lorsque l’on vous parlait de blogue en 2003? Pardon? Un flash quoi? Un flashmob…
Commençons donc par un petit récapitulatif du principe. Le concept du « flashmob » (ou foule éclair) a commencé à New-York. En 2002, un mystérieux « Bill » a concocté une idée qui a permis la formation spontanée de diverses foules en des lieux donnés.
Le premier flashmob se déroula à Manhattan (au nez et à la barbe du grand magasin Macy’s). Ensuite, des foules éclairs se matérialisèrent dans des villes comme Paris, Amsterdam, Rome, Montréal, Berlin, Moscou…
Le 14 septembre 2003, à Montréal, une centaine de personnes se retrouvèrent sur la rue Prince-Arthur pour y dessiner des flèches à la craie avant de se disperser calmement sous les regards médusés des piétons.
Depuis, le phénomène en question a fait le tour de la planète via Internet. Et même si c’est un phénomène qui parfois s’essouffle, il ne semble jamais complètement disparaitre du paysage.
Mais concrètement cela fonctionne comment? Habituellement, les internautes s’inscrivent à une liste. Ils reçoivent ensuite des instructions pour participer à une manifestation éclair qui consiste généralement en un scénario loufoque. Les participants prennent certaines pauses ou effectuent certaines actions incongrues durant un temps chronométré. Ceci a pour objectif d’interloquer les passants qui restent perplexes. Le but étant de filmer la manifestation afin de la diffuser sur le Web. Lorsque les participants figent sur place, l’on définit ce type de flashmob comme un « freeze Mob« . Ainsi, en mars 2008, la Place Laurier à Québec a connu son premier flashmob.
Le 27 juillet dernier, à Montréal, un faux flashmob en hommage à Michael Jackson a généré une certaine controverse dans la blogosphère urbaine. L’on sait tous combien le décès de Michael Jackson a entrainé un incroyable cirque médiatique. Cela a même généré cette idée de se réunir dans un lieu précis pour reproduire la chorégraphie de Beat It et de repartir sans dire un mot. L’effet final est mignon mais il ne tient guère compte des règles intrinsèques de ce qu’est un flashmob.
Cela en révolta plusieurs. En effet, il semblerait que les publicistes récupèrent de plus en plus souvent ce phénomène gratuit issu du Web. Comme en témoigne l’exemple de ces 350 personnes qui dansent dans le métro londonien pour les besoins d’une grande marque. Ou encore ce flashmob qui s’est arrêté sur un passage piéton des Champs Élysées à l’occasion de la sortie DVD du dernier film de M.Night Shyamalan.
Personnellement, je dois admettre que j’ai un petit faible pour le flashmob qui s’est déroulé à la gare centrale de New-York. J’y perçois une poésie urbaine qui me plaît autant qu’elle m’amuse…
- Flashmob – Performance collective littéraire – Place St Michel – Paris
- Hommage à Michael Jackson à Montréal
Mot-clés: flashmobs
J’adore celle de NY, c’est vraiment surnaturel
les gens restent figés comme des statues de cire, c’est comme irréel. Le temps se fige alors que tout le monde court pour attraper son train, on reste bouche-bée devant cette immobilité !
Merci pour ce post, je n’avais jamais entendu parlé de ce phénomène…
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Sur le plan purement social, le phénomène est « amusant » au premier degré. C’est de l’humour très « collégien » et ce n’est pas péjoratif !
Sur un plan plus psycho-social, c’est pathétique et déprimant de voir comment les gens sont des moutons de panurges, près à faire toutes les « conneries » et à en prendre tous les risques, car ce n’est pas toujours anodin, que leur demande un ou plusieurs individus, les organisateurs, qui eux ne participent pas à la séance ! Pas con quand même ! Comme quoi les conseilleurs ne sont vraiment pas les payeurs (proverbe ancien).
Il y a de l’abus de quelque chose à quelque part là dedans.
Bien sûr les « flashmob » rapportés ici sont cocasses et rigolos . . .
Mais c’est du même genre de communication que relevaient les « chasses aux sorcières, déjà du moyen âge. Que Adolphe Hitler, Mussolini, Amine Dada, et un récent Irakien, faisaient marcher leurs partisans . . . contre le reste de leur peuple, c’est aussi ainsi que nombres de syndicats fonctionnent, que les mafias fonctionnent, que le gang de rue fonctionnent, de les légendaires organisateurs de manifestations fonctionnent, que les similis gourous fonctionnent et . . . que nos singes politique, marionnettes de leur parti fonctionnent !
Il ne s’agit pas de devenir des bonnets de nuit et d’interdire les gags, mais d’être conscient des limites à lui donner.
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[...] déjà mentionné le phénomène des flashmobs (ou foules éclairs) dans un précédent billet. Mais voici que se présente une nouvelle nuance du [...]
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[...] le principe des flashmobs est de plus en plus utilisé par les grandes entreprises pour créer un [...]
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[...] J’ai déjà parlé du phénomène de flashmobs mais récapitulons le principe: Un flashmob ou foule éclair en bon français est un rassemblement spontané d’un groupe de personnes dans un lieu public. Ces personnes qui ne se connaissent pas sont majoritairement des internautes. Elles se rassemblent pour effectuer des action convenues d’avance et se dispersent rapidement. Le tout est filmé puis diffusé sur YouTube. [...]
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