Mieux comprendre la cyberdépendance.
Est-ce que la cyberdépendance serait le nouveau mal de ce siècle qui ne fait que débuter? Mais comment se manifeste la cyberdépendance?
Je suis une internaute experte et pourtant je ne me considère pas du tout cyberdépendante. J’ai un mari, une fillette, des amis, des sorties, bref, une vie normale qui se déroule au réel sans que le virtuel ne l’affecte (si ce n’est de ces rencontres humaines et connaissances diverses qui traversent l’un pour rejoindre l’autre et vice et versa!). Mais j’avoue que la frontière entre l’utilisation de l’ordinateur à des fins pratiques et la dépendance au monde virtuel est parfois bien floue…
Être ou ne pas être cyberdépendant?
Une amie célibataire dans la trentaine me dit: « Des fois je me demande si je ne suis pas cyberdépendante, je me lève le matin et j’allume l’ordi pour voir mes courriels puis je reste connectée et je vais régulièrement sur le Net durant le jour. Et si j’y pense, la dernière chose que je fais en allant me coucher c’est de fermer l’ordi!!!« . Elle ajoute: « D’un autre coté, c’est certain que si j’avais un chum et des enfants, j’y passerais bien moins de temps! »
Une autre amie m’explique: « Au début de l’Internet, je suis sure que j’étais cyberdépendante! J’y passais tout mon temps, je ne dormais plus, je ne mangeais plus, j’étais complètement absorbée par le virtuel! Mais à un moment donné je me suis réveillée! Et maintenant que j’ai plus d’expérience et que j’ai une famille et des enfants, je suis plus capable de me contrôler mais je sais que je dois rester vigilante. »
Un autre ami (professeur de philosophie au Cegep) aux idées « anti-ordinateur » me parle aussi de cyberdépendance dès que j’essaie de le brancher web. Complètement récalcitrant au principe, il accepte de l’utiliser pour faire quelques recherches dans le domaine de son travail et de ses loisirs mais sans plus! Même consulter son courriel lui donne des boutons! De plus, c’est l’un de mes rares amis qui me téléphone encore! Au bout du fil, il m’explique en long et en large sa peur des conséquences de la cyberdépendance chez les jeunes d’aujourd’hui.
Réfléchir sur le sujet…
On qualifie de cyberdépendantes les personnes qui abusent des moyens de communications offerts par Internet. Ceux pour qui la vie ne passe plus que par le web. En connaissez-vous dans votre entourage?
Il est vrai, qu’à l’état actuel des choses, peu d’études sur le sujet ont été réalisées. Pourtant, cet été, un centre de désintoxication pour internautes a ouvert ses portes aux États-Unis. C’est le premier en Amérique du Nord même s’il en existe déjà en Europe et en Asie. Il faut admettre que le sujet reste vague. Même si, comme me le rappelle mon ami philosophe, plusieurs jeunes sont aujourd’hui aux prises avec cette nouvelle dépendance. Ainsi en un cybermonde où il est cool de se considérer comme un junkie de l’information, où se trouve la limite du raisonnable?
Le raisonnable semble se trouver dans un juste milieu. En un équilibre sensé entre la vie réelle et l’univers virtuel. Un juste milieu où l’on peut travailler sur l’ordinateur, échanger avec ses amis, partager ses photos, jouer à des jeux etc. sans que tout cela ne nuise à la routine du quotidien ou à ses proches.
Comment définir la cyberdépendance?

La cyberdépendance, comme toute autre dépendance humaine, est caractérisée par un syndrome d’exagération et d’excès. Pour estomper une émotion désagréable ou un malaise, un individu développera une dépendance quelconque afin de faire diversion et d’oublier ses problèmes.
En fait, c’est une manière superficielle de soulager un profond mal-être. Il est certain qu’Internet peut facilement alimenter un tempérament dépendant. Mais il est aussi bon de savoir que tout le monde est, suivant les expériences de sa vie et les contextes familiaux, susceptible de vivre un épisode de dépendance. Personne n’est à l’abri de la souffrance. Et il est prouvé que la souffrance intérieure est à la source de bien des dépendances (jeux, alcool, drogue, sexe, Internet)…
L’on peut déjà constater qu’il existe plusieurs types de dépendance à Internet : la dépendance à caractère relationnel (courrier électronique, chat, forum de discussion, blog, activités Social Web etc.). La dépendance à caractère sexuel (visite de sites pornographiques). La dépendance aux jeux vidéos, en particulier à des jeux en réseau. La dépendance générale qui ne se concentre pas sur un type de sites en particulier.
Comment reconnaitre une cyberdépendance?
Tout est dans le besoin. Si un individu ressent un besoin exagéré, obsessionnel, de se connecter sur Internet et s’il lui est impossible de s’en passer même pour quelques heures ou quelques jours, il fait alors face à un problème de cyberdépendance. Si un individu met sa vie réelle à l’envers pour assouvir ses envies virtuelles, il peut alors soupçonner une cyberdépendance. La dépendance, quelle qu’elle soit, vient toujours déranger l’équilibre et la vie fonctionnelle d’un individu.
Un cyberdépendant, tout comme un toxicomane, ressentira un grand manque. S’il n’arrive pas à se connecter au web et s’il pense alors que c’est la fin de son monde, le problème est présent. Si le fait de ne pas aller sur le web entraine une vive anxiété, il est temps de se poser des questions à ce sujet. Malheureusement, les cyberdépendants refusent généralement de reconnaitre qu’ils peuvent avoir un problème. Pourtant, l’on considère que 6 % des quatre millions d’utilisateurs d’Internet au Québec seraient atteint de cyberdépendance…
Quelques symptômes à surveiller…
Le sentiment de bien-être et d’euphorie lors de l’utilisation d’Internet. L’incapacité d’arrêter l’utilisation Internet. Le besoin d’augmenter de plus en plus le temps d’utilisation d’Internet (le cyberdépendant se levera la nuit pour utiliser Internet). Le manque de temps pour la famille, les amis ou d’autres loisirs. Les problèmes d’assiduité ou de performance au travail ou à l’école. Les mensonges à la famille ou aux amis sur le temps consacré à Internet. La dépression ou l’irritabilité lorsque la personne est privée d’Internet.
Comment ne pas se faire prendre?
L’on sait tous que l’écran peut devenir hypnotisant. Surfer le Net et son océan de possibilités peut vite se révéler enivrant. C’est pourquoi il est très important de s’auto-discipliner. Si l’on ressent tout à coup le besoin vital d’aller, par exemple, consulter ses courriels ou Facebook, prenons le temps de nous demander si c’est vraiment vital. Si cela ne peut pas attendre quelques heures. Surtout si l’on vient d’aller voir sa boite de courriel quinze minutes plus tôt! Si ce besoin devient si intense qu’il nous possède, il est temps de se détacher un peu de l’écran. Il vaut donc mieux ne pas y aller et faire autre chose à la place…
Il est toujours bon de s’arrêter et de prendre le temps de réfléchir à nos comportements virtuels. Est-ce que l’on a envie de se connecter parce-que l’on ressent un malaise intérieur que l’on veut oublier? D’où vient ce besoin indicible d’aller sur le web?
Par contre, se connecter lors d’un simple moment d’ennui pour passer le temps n’est pas du tout dommageable à l’équilibre de sa vie. Au contraire, il pourra permettre d’échanger avec des amis ou des connaissances, de se divertir ou même de s’instruire! En fait ce n’est pas le nombre d’heures passées en ligne qui déterminent la cyberdépendance mais bien l’émotion qui s’y rattache.
En ce qui me concerne, plusieurs fois par semaine, je me force à ne pas aller sur Internet même si l’envie m’en prend. S’il n’y a rien d’urgent à y faire, je me force à attendre quelques heures, juste pour le plaisir de me sentir en contrôle…
J’en profite pour remercier chaleureusement Chantal Beaupré, rédactrice du blogue : « À la fine pointe des émotions » (à découvrir) qui a gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions sur le vaste sujet des dépendances…
En conclusion, voici un petit test qui vous permettra de mieux juger vos propres prédispositions à la cyberdépendance:
TEST DE DÉPENDANCE (Test d’Orman)
1. Est-ce que vous passez plus de temps connecté sur l’Internet, que vous auriez initialement pensé ? OUI NON
2. Est-ce que cela vous dérange de limiter le temps passé sur l’Internet ? OUI NON
3. Est-ce que des amis ou des membres de votre famille se sont plaint du temps que vous passez sur l’Internet ? OUI NON
4. Est-ce que vous trouvez difficile de rester déconnecté pendant quelques jours ? OUI NON
5. Est-ce que le rendement de votre travail professionnel, ou vos relations personnelles, ont souffert à cause du temps que vous passez sur l’Internet ? OUI NON
6. Est-ce qu’il y a des zones de l’Internet, des sites particuliers, que vous trouvez difficile à éviter ? OUI NON
7. Est-ce que vous avez du mal à contrôler l’impulsion d’acheter des produits ou des services étant en relation avec l’Internet ? OUI NON
8. Avez-vous essayé, sans succès, d’écourter l’usage de l’Internet ? OUI NON
9. Est-ce que vous déviez beaucoup de vos champs d’action et satisfaction, à cause de l’Internet ? OUI NON
De 1 à 3 réponses positives, il y a une petite tendance à devenir cyberdépendant.
Entre 4-6 réponses positives, il y a une chance de développer une cyberdépendance
Enfin, entre 7 à 9 réponses positives, il y a une forte tendance à devenir cyberdépendant.
Un autre test à faire en ligne: PRÉSENTEZ-VOUS UN PROBLÈME DE CYBERDÉPENDANCE ?
Classé sous: Internet > Médias sociaux > Tendances > Tests > Vivre sur le web > YoutubeMot-clés: cyberdépendance, Internet
9 OUI, que dire ……..
J’assume ma dépendance.
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Haaa le sujet épineux!
Epineux parce que je me souviens de la cyberdépendante que j’étais… je devais vivre ma passion du web dans la honte ou presque. Dépendance, drogue… l’amalgame entre internet et le Mal était fait!
A l’époque, ceux qui ne touchaient jamais à un ordi me fustigeaient.
Ils ne pouvaient pas comprendre.
Heureusement internet à l’époque était payant et… quand je me suis mise à passer la moitié de mon salaire en notes téléphoniques, ça m’a un peu freinée!
Mais j’ai rencontré mon homme sur le web il y a 12 ans! Je vends mes peintures sur le web, je n’arrête pas de sortir boire un coup ou faire un concert avec de très bons amis rencontrés sur le web. Si je ne suis plus cyberdépendante, je ne peux m’en passé vu le réel Bonheur que j’y trouve et que j’y ai trouvé!
Merci pour cet article qui me rappelle combien j’aime cette virtualité fourmillant de réalités
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Bonjour Sandra,
Excellent article! Non seulement je trouve le tout très bien fait, mais je suis très heureuse d’avoir eu le privilège de participer quelque peu à ton article. Merci de tout coeur pour ton invitation et pour ta confiance!
À ton succès!
Chantal
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Je doit avouer que internet peut causer des conséquences grave quand qu’on souffre de la cyberdépendance. Parce que cyber est un mot qui veux dire ( monde virtuel ) et quand tu prends pas consciences de effets que sa peux avoir sur ta personne tu doutes que sa peut avoir un effet grave.Je vous dit ce que sa l’a occasionner sur le bien-etre de ma personnalité; moi sa faite de moi un menteur car par cyberchat tu peux dire n’importe quoi à n’importe qui et ma faite accroire plein d’histoire non réel mais c’est tellement beau quand tu embarques dans ce monde virtuel, sa la gâcher mon bonheur et celui de ma bien-aimée et sa l’a même affecter ma vie sexuelle p-q je n’ai su apprécier même si j’aimais sa et sa pour votre partenaire ce n’est pas facile a vivre.Ce monde virtuel la vous parais si vrai que sa hante votre esprit alors les personnes proches de vous ne vous sentent pas la(réel).Ça l’a fait de moi une personne qui a manquer de respect envers quelqu’une qui a une valeur très chère a mes yeux et je m’aperçoit aujourd’hui que je ne suis pas très heureux la dedans et un soir j’ai lancée un message de détresse a la personne qui a une valeur précieuse dans mon coeur que j’étais tanner de souffrir et que j’avais pourtant toute les atouts pour être heureux, car j’ai un job valeurisant, une femme que j’aime et le plus important pour être heureux des projets réalisables.Et je croit quelle m’a comprit car elle m’a envoyer de l’information par mail sur la cyberdependance et je m’y suis reconnu en faissant le test. Maintenant que j’ai prit conscience de ce problème la en moi je serai en mesure de l’affronter en m’accrochant a ce qui me valorise le plus c’est d’être fier d’être un bon travaillant, de faire sortir l’artiste en moi car il parait que toute art aide a faire face au problème et surtout de m’accrocher en l’amour que la femme que j’aime et a son soutient. Je sais que je m’en sortirai car j’ai déjà eu une dépendance a l’alcool et aux jeux.Pourquoi maintenant je ne serais pas capable de sortir cette dépendance du net en moi?
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Merci Sandra pour cet excellent article. C’est toujours bon de prendre un peu de recul par rapport à notre consommation de contenu virtuel. Si on fait une analogie avec la consommation d’alcool, la cyberdépendance se traduirait comme la consommation d’alcool d’un alcoolique, il en a besoin pour fonctionner.
Mais avant de se rendre à la cyberdépendance, plusieurs internautes vivront des épisodes de « webriété » ou en d’autres termes, des surdoses ponctuelles de contenu virtuel. Pour plus de détails, vous pouvez taper « webriété » dans Google ou allez voir ce billet sur mon blogue: http://etiennechabot.com/2009/05/06/etes-vous-en-etat-de-webriete/.
Ces moments de webriété, s’ils sont négligés, peuvent devenir de plus en plus fréquents et nous amener graduellement à un état de cyberdépendance beaucoup plus grave.
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La Formation continue de l’Université Laval offre même une journée de formation pour apprendre à « Mieux connaître les cyberdépendances » : http://www.fc.ulaval.ca/sgc/site/fc/pid/14459. Comme quoi le sujet est d’actualité !
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Very nice site!
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8 :s je suis dépendant mais j’assume, de plus pour moi les jeux c’est de l’histoir enciene
vraiment très bonne article
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ouais, b’en il n’y a pas à redire. cet article est très complet sur le sujet et j’ai espoir qu’il fasse réfléchir sur les comportement à adapter face aux nouvelles techno. personnellement, j’ai passé à un cheveux de tomber dans le piège de la cyberdépendance; ma grande curiosité et ma soif de connaissance étant insatiables. un jour, je me suis rendu compte que la première choses que je faisait en arrivant du boulot était d’ouvrir l’ordi. pareil, lorsque je me réveillait le matin. un truc aussi simple que de mettre un post-it marqué » PRENDS UN THÉ! » sur le bouton d’alimentation m’a permis de mieux contrôler mes envies. par comparaison, on m’a tjrs dit qu’une envie de fumer une clopE durait environ de 3 à 5 minutes et que si j’attendais assez longtemps l’envie finirait par passer. hey bien, le présent cas n’est pas très différent. mais une chose m’inquiète bcp: le complexe homme/machine que l’on est entrain de se créer. une fois de plus cela démontre de façon assez explicite notre mode de vie de plus en plus contre-nature.
passez tous une magnifique journée et surtout allez jouer dehors:)))
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Bonjour,
Je suis AFREG, le webmaster d’un nouveau site http://www.pornodependance.com
Mon site traite de la dépendance à la pornographie. En effet, une surconsommation de pornographie n’est pas sans séquelles. Elle entraîne une véritable addiction, et modifie la perception psychologique qu’ont les dépendants du sexe.
La pornographie présente également une sexualité violente et phallocratique, niant la dimension affective du sexe.
Je pense que ce thème rejoint celui de la cyberdépendance, car beaucoup d’addictions à la pornographie commencent par un visionnage compulsif de sites X sur Internet.
Mon site propose un forum où les dépendants et leurs proches peuvent venir s’exprimer librement. Je souhaite réussir à former une véritable communauté de membres désirant s’entraider. Une mise à jour mensuelle est prévue, avec à chaque fois de nouveaux articles.
En vous remerciant de m’avoir lu! (contact@pornodependance.com)
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