Quand le disjoncteur pète les plombs.

23 octobre 2009 -

mascotte-electriciteDepuis quelques jours, le chauffe-eau se montrait de moins en moins performant à la maison.

Hier soir, il ne fonctionnait plus du tout.

Comme il est fourni par Hydro-Québec, je m’adresse à Hydro-Solution, qui me répond que personne n’est disponible pour investiguer le problème « avant deux ou 3 jours ».

Peu impressionné par la Qualité du Service et croyant avoir affaire à un banal problème d’éléments brûlés, je décide de descendre dans les profondeurs obscures de la cave de service et d’investiguer moi-même le récalcitrant appareil (opération moins facile qu’il n’y paraît quand on souffre stoïquement d’un tunnel carpien et d’une épicondylite, rendant d’un commun accord l’utilisation de l’échelle d’accès quelque peu hasardeuse).

Premier constat, le chauffe-eau d’Hydro date d’avril 2002, ce qui me paraît un peu jeune pour défaillir.

Deuxième constat, il n’y a aucune fuite d’eau au niveau du réservoir.

Troisième constat, mon voltmètre ne mesure aucun courant au niveau des fils d’alimentation.  Intrigué, je remonte vérifier le disjoncteur qui est correctement en position «ON».  À tout hasard, je le met à «OFF», le remet de suite à «ON», puis je réaffronte la séculaire échelle de la trappe de la cave).  Toujours pas de courant.  J’investigue le parcours du fil, découvre qu’il passe par une antique boîte à fusibles transformée en boîte de jonction (où rien d’anormal n’est détecté) avant de disparaître dans le plafond vers la boîte électrique.

Quelque peu contrarié par l’aspect inexplicable de la situation, je remonte dans la cuisine et je démonte le panneau d’accès de la boîte électrique.  Je mesure 238 volts à la sortie des disjoncteurs du séchoir à linge, à ceux des calorifères et à celui de la cuisinière, mais un beau zéro volts à celui dévolu au chauffe-eau.

Intrigué, je téléphone à un électricien et lui demande s’il arrive à des disjoncteurs de mourir comme des fusibles.  Le bonhomme me répond que le phénomène s’observe de temps en temps, me dit où je puis acheter un disjoncteur 40 ampères «Cutler-Hammer» de rechange et m’explique comment réaliser l’intervention moi-même.  Je dois faire pas moins de quatre commerces avant de dénicher le bon modèle (au Réno-Dépôt du Marché Central).

Bon, de retour à la maison après 1 heure d’embouteillage vespéral, je coupe l’alimentation principale du tableau électrique et le disjoncteur du chauffe-eau est ensuite retiré de son logement.  Le spectacle fut saisissant :
Capture01

Et l’examen de la boîte électrique dévoile ceci :
Capture02

Le disjoncteur du chauffe-eau a pété le feu au point de faire fondre la barre d’alimentation centrale, en plus d’endommager gravement un des disjoncteurs dévolu au chauffage (à Gauche) ainsi que celui de 120 volts alimentant le four micro-ondes (au-dessus).

Devant l’ampleur de la catastrophe, je rappelle l’électricien et lui demande de venir inspecter l’ensemble de l’installation.  Cela devrait pouvoir se faire demain.

D’ici là, si quelqu’un comprend ce qui a pu causer pareils tourments à la boîte, j’aimerais en être instruit.  Mon interrogation principale est la suivante : le phénomène est-il le résultat d’un processus sournois et lent, où au contraire s’est-il réalisé en un éclair ?  Je penche pour un mal chronique attribuable à un mauvais serrage des fils d’alimentation du chauffe-eau sur le disjoncteur (on pouvait les retirer sans tournevis) ; mais si ce n’est pas ça, QUID ?

Collaboration spéciale : Pierre Fortin.


Comment (1)

  • Sébastien dit :

    Il n’est pas rare de voir de tel problème subvenir quand on parle d’électricité.

    D’après les photos je ne serais pas surpris qu’il s’agisse d’un événement assez rapide. Le plastique semble avoir brûlé et si le disjoncteur avait seulement surchauffé il aurait plutôt fondu.

    Il y a une tâche autour du point brûlé ce qui m’indique soit une accumulation de chaleur rapide ou de l’humidité. Les panneaux électriques sont habituellement installé dans des endroits sec, mais il arrive que l’on en retrouve mal posé dans des endroits enclin à l’accumulation d’humidité, surtout par période de mouvement de température soudaine comme nous avons récemment connus.

    Heureusement l’installation des disjoncteurs de ce panneau à empêcher la propagation d’un incendie électrique en étouffant le brasier.

    Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’un événement isolé, je suis sur qu’un Électricien pourrait plus nous éclairé sur cette situation, mais un rien d’humidité, la formation d’une goute de condensation au mauvais endroit, et pouf.