Une tristesse qui se vit du virtuel au réel.
Pendant le temps des fêtes, sur les ordres de mon mari, j’ai essayé d’accrocher mon costume d’internaute au placard. Ainsi durant de courtes vacances, je ne suis guère connectée sur la Toile. Et puis, dans la nuit de samedi à dimanche, en rentrant à la maison après cinq heures de route, un peu par réflexe, je suis allée sur Twitter…
Twitter est un outil qui n’est pas facile à apprivoiser mais qui, une fois maitrisé, se révèle extrêmement pertinent. Et c’est là, à trois heures du matin que j’ai eu vent de la rumeur qui voulait que la chanteuse Lhasa de Sela soit décédée.
Cette nouvelle m’a submergée d’émotions. Tétanisée, j’ai suivi le fil d’informations de celle-ci tout en ne sachant guère sur quel pied danser. Je suis allée me coucher le coeur serré. Le lendemain matin, je me suis de nouveau branchée sur Twitter. Tout au long de la matinée, j’ai suivi la polémique qui entourait cette nouvelle tangible non confirmée.
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’alors que les internautes se relayaient cette triste nouvelle, la maison de disques refusait de perdre le contrôle de l’information. Elle poussa même le vice jusqu’à essayer de démentir la rumeur en un communiqué qui annonçaient que « Lhasa allait bien »! Malheureusement ce premier communiqué qui visait à étouffer une réelle nouvelle ne fit qu’énerver les internautes en peine. D’ailleurs, en retraçant moi-même les sources pour le moins crédibles, j’ai senti que cette nouvelle était fiable et une grande tristesse m’a emportée…
Au fil de la journée, la nouvelle n’a fait que s’ébruiter davantage sur les réseaux sociaux. Alors que les proches de Lhasa la pleurait déjà, sa maison de disques se faisait de plus en plus silencieuse. À ce moment là, tous les internautes d’expérience avaient commencé à honorer la chanteuse prématurément décédée.
En soirée, la nouvelle a enfin été rendue officielle. J’ai alors laissé s’exprimer mes émotions en un hommage virtuel personnel. Cette nouvelle est d’une grande tristesse et cela fait du bien de la partager. C’est aussi une utilisation possible des réseaux sociaux. La réponse chaleureuse des internautes m’a surprise. Elle n’a fait que confirmer à quel point cette chanteuse était aimée et appréciée.
Lhasa de Sela au festival d’été de Québec en 2005
Une tristesse qui se répand sur le Web comme une trainée de poudre
La disparition de Lhasa laissera un vide en notre paysage musical. Mais surtout elle nous montre combien le cancer du sein tue encore bien des femmes dans la fleur de l’âge. De nos jours la technologie nous permet bien des choses mais elle ne peut pas toujours nous sauver. S’éteindre de complications d’un cancer du sein à 37 ans est tragique. Après un combat de 21 mois, Lhasa a perdu une ultime bataille. Elle est partie pour les étoiles le premier janvier 2010, chez elle, à Montréal. Paix à son âme.
Ceci ne doit que nous rappeler à quel point la vie est fragile et combien il est important pour toute femme d’aller passer des mammographies régulières passé 35 ans. Personnellement Lhasa était une artiste que j’appréciais intimement. Elle a marquée plusieurs étapes de ma vie et sa disparition me secoue l’âme. Elle avait mon âge et elle restera ancrée au fond de moi. C’était une artiste empreinte d’une grande sensibilité et possédant un énorme talent. Je profite de ces mots pour offrir mes plus sincères condoléances à ses proches.
Lhasa de Sela-El Desierto
La fiabilité du Web en temps réel
Malheureusement, l’on aura pu voir se dérouler en direct sur le Web un véritable cafouillage médiatique. Quelques leçons sont à retirer de cet événement tragique. Tout d’abord l’on ne peut plus nier le pouvoir des médias sociaux. Encore une fois la nouvelle aura vu le jour sur le Web avant de se répandre sur les ondes et les pages des médias traditionnels.
L’on remarque de plus en plus combien les réseaux sociaux qui diffusent l’information en temps réel ne peuvent être muselés. De nos jours, les médias sociaux sont de plus en plus crédibles. Le Web est de plus en plus légitime. Avec cette décennie qui débute, il faudra bien faire avec.
L’on entre une révolution numérique qu’il faut apprendre à maitriser à grande échelle. Ces nouveaux outils sociaux définissent désormais nos humanités en une dimension virtuelle. Parfois, en observant le comportement des internautes, j’ai un peu l’impression d’être dans une cour d’école. Et je réalise à quel point nous sommes en plein apprentissage de cette nouvelle réalité qui conjugue le réel au virtuel…
- Fil de nouvelles de #Lhasa sur Twitter
- La page Facebook en hommage à la chanteuse trop tôt disparue.
- L’annonce controversée d’une mort
- Tuer les rumeurs de Twitter dans l’oeuf
- Les médias sociaux et le décès de Lhasa de Sela
- Les réseaux sociaux sont-ils une source d’information fiable?
- De l’urgence de former des artistes (ou des gérants d’artistes) au Web 2.
- Les médias sociaux et le décès de Lhasa de Sela
- L’annonce de la mort de Lhasa de Sela: quelles leçons pour les journalistes ?
Mot-clés: décès, Nouvelles, réseaux sociaux
Musique gravé dans notre coeur pour l’intensité de ses interprétations compositions et de la musique qui faisaient corps avec Elle.
Bravo, elle aura réussie être unique et exceptionnelle dans l’immensité de ce monde artistique.
gisèle
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Voix et présentation exceptionnelles
A garder dans son coeur
Inimitable…
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oui tres bel hommage
Lhasa est toujours la ..son coeur s est ouvert
elle le savait , elle l attendait
elle es partie univers celle
tournée vers la lumiere de cette nouvelle année
elle est toujours la …vibration emotion musique
LOVE L
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