Des hôpitaux aux mains propres.
Quoi de plus rageant que d’attraper une infection à l’hôpital?
Que ce soit par des instruments mal stérilisés ou par les mains pas forcément propres du personnel, la transmission des infections nosocomiales est une vraie plaie qui touche tous les pays. Voici de quoi réduire leur transmission.
Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière, si elle est absente lors de l’admission du patient à l’hôpital et qu’elle se développe 48 heures au moins après l’admission.
Souvent transmise en raison de la simple négligence du personnel qui omet de se laver fréquemment les mains elles vont du simple rhume bénin au C difficile potentiellement fatal.
Alors pour tenter de limiter les risques, la compagnie Hygreen a développé un produit qui va inciter le personnel des hôpitaux à se laver souvent les mains.
Composé d’un badge que le professionnel porte avec ses informations d’identification et d’un dispositif « renifleur » d’alcool fixé à côté des points de nettoyage des mains, Hygreen va constamment « espionner » les activités de lavage de mains du personnel équipé des badges spéciaux.
Concrètement, à chaque fois qu’une personne se rend au lavabo, elle fait sentir le savon alcoolisé désinfectant qu’elle a sur les mains au renifleur, celui-ci enregistre le lieu et l’heure du lavage, transmet un signal au badge qui va clignoter vert.
En se rendant au chevet d’un malade, un capteur se trouvant au-dessus du lit va lire le badge et confirmer le lavage proche de la chambre par l’affichage de la même lumière verte.
Dans le cas contraire, le badge va vibrer pour rappeler au professionnel de la santé qu’il doit se laver les mains avant d’entrer en contact physique avec le patient.
Les données relatives aux lavages sont transmises dans un fichier central pour permettre aux équipes responsables du combat contre les maladies nosocomiales d’établir des statistiques et le cas échéant d’effectuer des rappels des bonnes pratiques d’hygiène interne.
Testé dans un centre médical de la Floride pendant 5 mois, ce dispositif a permis de faire chuter les infections nosocomiales.
Actuellement seulement implanté aux États-Unis, ce système pourrait traverser la frontière et se voir implanté chez nous si la volonté des dirigeants des hôpitaux ou de santé Canada se manifestait.
Il est probable que nos professionnels de la santé et leurs syndicats y verraient là de l’ingérence dans leur pratique et une sorte de surveillance ou de mise en doute de leur professionnalisme, mais si cela peut contribuer à sauver quelques vies, c’est un moindre mal selon moi.

Mot-clés: hopital, hygiène, maladies, nosocomiale, santé