Des vidéos en ligne pour se « botoxiser » soi-même

11 mars 2010 -

<em>Laurie D’Alleva, dans l’une des vidéos où elle explique comment s’injecter soi-même un produit équivalent à du Botox.</em>

Laurie D’Alleva, dans l’une des vidéos où elle explique comment s’injecter soi-même un produit équivalent à du Botox.


Vendre du Botox ou des médicaments en ligne n’est ni nouveau, ni illégal. Plusieurs pharmacies canadiennes et américaines ont des sites Web légitimes où elles offrent toute une gamme de produits et de services, dont des médicaments prescrits sous ordonnance. Cette pratique est réglementée par les provinces et chaque pharmacie doit respecter les normes de sa province ou de son état. Mais pour vendre ces produits, il faut en avoir le droit, c’est-à-dire qu’il faut être soit médecin soit pharmacien.

Laurie D’Alleva, qui n’est ni médecin ni pharmacienne, dirigeait une entreprise en ligne lucrative, qu’elle faisait fonctionner à partir de son domicile. Sur Ontario MedSpa et Discount MedSpa, elle offrait à ses clients plusieurs produits normalement vendus sous ordonnance, dont plusieurs produits destinés à la cosmétique, comme le Renova, une crème faciale qui doit être obtenue sous ordonnance, des gels pour l’augmentation des lèvres et du Dysport, un dérivé de la toxine botulique et compétiteur du fameux Botox fabriqué par la compagnie Allergan, que D’Alleva vendait sous le nom de Freeze. Le site offrait également des kits d’auto-injection, contenant les médicaments, les seringues et les aiguilles.

D’Alleva déclarait avoir le droit de vendre ces médicaments d’ordonnance puisqu’elle faisait partie d’un groupe appelé le Texas Medical Council. Pourtant, après enquête, il s’est avéré qu’aucun groupe de ce nom n’existait au Texas ou ailleurs.

En plus de vendre ces médicaments sans en avoir le droit, D’Alleva avait publié sur YouTube des vidéos tournées dans sa propre salle de bains dans lesquelles elle montrait aux internautes intéressés comment s’injecter soi-même du Freeze autour des yeux et sur le front en se regardant dans le miroir. Dans l’une de ces vidéo, on voit D’Alleva mélanger le contenu d’une fiole avec une solution saline, pour en augmenter, dit-elle, la puissance. Laurie D’Alleva a été inculpée de plusieurs violations de lois et pourrait écoper d’amendes allant jusqu’à 25 000$ par violation et par jour…

Les tenants de cette nouvelle « mode », l’auto-injection de produits antirides, soutiennent que si les diabétiques peuvent s’injecter de l’insuline, n’importe qui devrait pouvoir se faire ses propres injections antirides, sans avoir un diplôme de médecine pour le faire. Les spécialistes s’insurgent et proclament que ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air. Le premier risque : ce que vous croyez acheter n’est peut-être pas ce que vous croyez. C’est peut-être une contrefaçon produite en Iran ou en Chine, au pire, une autre substance complètement différente et potentiellement dangereuse, comme l’ont prouvé plusieurs tristes cas. Selon le Dr. Benjamin Ascher, un chirurgien esthétique et pionnier en France de la toxine botulique, interviewé à ce sujet dans le Elle français de janvier dernier, certains flacons contiennent un liquide plutôt qu’une poudre, d’où un risque de rupture de la chaîne du froid et du surdosage pouvant provoquer des syndromes botuliques.

Car non seulement le produit peut être dangereux, mais l’injection comme telle présente aussi ses risques quand on se la fait soi-même. Si on reste en surface, on risque de toucher d’autres muscles, si on enfonce trop l’aiguille, le Botox atteindra le muscle qui contrôle et relève la paupière. Résultat : une erreur d’un millimètre et on se retrouve avec une paupière fermée, un sourcil plus haut que l’autre, une commissure des lèvres impossible à fermer ou encore une impossibilité de déglutir. Au pire, on se retrouve avec une diminution de la fonction pulmonaire, des crises épileptiques, des douleurs au niveau de l’endroit traité, des oedèmes périphériques, de l’hypertension et des nausées. Bien sûr, les effets ne sont pas permanents et disparaissent au bout d’un à six mois. Mais est-ce que ça vaut vraiment la peine de courir de tels risques pour une économie de quelques centaines de dollars ?
Si on a encore besoin d’être convaincu(e) que ça ne vaut vraiment pas la peine, on visionne cette vidéo.

PS : à tous les fans de David Lobjoie, toutes mes excuses de ne pas avoir lu le texte qu’il a écrit en octobre dernier où il consacre un paragraphe sur le sujet et que vous pourrez lire (même si vous semblez tous l’avoir déjà lu) ici . Quant aux accusations de plagiat et de copier coller, c’est pousser un peu fort les injures, mais bon ça fait du bien j’imagine de déverser son fiel, surtout quand ça ne coûte rien. Mais quand on ajoute que « ce n’est pas la première fois que Madame Crépault reprend des articles déjà publier (sic) en espérant nous en passer une petite vie », je suis comme on dit en bon français, flabbergastée. Des exemples s’il vous plait ?


Comments (10)

  • Arthur Duguay dit :

    Madame crépeault il serait agréable que pour vos sujets vous n’utiliserié pas de vieux sujet de Mr. Lobjoie d’il y as environs 6 mois. Lâcher le copier-coller et innové svp!

  • Arthur Duguay dit :

    Voilà l’article qui date du 27 octobre que vous devez déjà avoir … Mais : http://www.synchro-blogue.com/synchro/2009/10/la-quete-de-la-beaute-sur-internet.html

  • Josee dit :

    Un article pratiquement identique a été publiée par m. Libjoie il y a a peine 4 mois. Je ne comprendpa pourquoi n’y s pas certains critères quand viens le temps de choisir le sujets d’article . Ce n’est pas la première fois que Madame crepaud reprend des articles déjà publier en esperant nous en passer une petite vite … En consultant un site comme celui ci, en tant que consommatrice, je m’attend s un minimum de nouveaute en matière de technologies …… En espérant que le message a passer …….

  • Michel dit :

    Non mais elle nous prend pour des caves ?

  • Daniel Derail dit :

    S’il s’agissait de dénoncer Mme D’Alleva, on parlerait de cette dernière, de sa province de résidence. Ici, on ne sait même pas d’où elle est (Texas? Ontario? Québec? Iran? Chine?). Ce que l’on veut ici, c’est se farcir une dinde pour générer de la peur et renforcer le contrôle de la médecine, faire peur aux gens avec des amandes astronomiques et diminuer la prise en charge individuel. Pour ma part, j’observe des phénomènes moins extrêmes mais bien semblable tous les jours dans le domaine de la médecine alternative.

    Dites-nous plutôt Mme Crépault qui vous paie pour réchauffer ces vieux restants du frigo ? Groupes Pharmaceuptiques, le cabinet d’avocats poursuivant Mme D’Alleva, le Collège des Médecins?

    Le Mighty putty, le Slapchop, Shamwow sont du même type de Charlatanisme mais n’affecte pas la santé donc, peuvent passer en boucle sur nos écran télé.

    Alea Jacta es !

  • George dit :

    Assé les amis, on lui fais du clique et des commentaires qu’elle ne mérite pas allé plutôt vers l’article original sois : http://www.synchro-blogue.com/synchro/2009/10/la-quete-de-la-beaute-sur-internet.html

  • Me Myself dit :

    Jamais entendu parler de quelqu’un qui est resté la face paralyser apres avoir acheter un slapchop ou mourrir après l’utilisation d’un shamwow mais j’imagine que c’est tout à fait la même chose que de vendre des médicaments réglementer sans en avoir le droit…

    Et pour tout ceux qui cri au scandale parce que l’auteur à écrit un texte sur un sujet qu’un autre webjournaliste à déjà exploiter, ça c’est du jamais vu. Je suis sur que tout ceux qui écrivent des articles sur le web détiennent l’exclusivité. Si vous avez juste ça à faire vous plaindre, au lieux de donner un commentaire constructif sur un article, aller prendre l’air.

    Je suis certaine que M Lobjoie est aller bitchslapper Mme Crépault s’il est aussi enfantile que vous tous.

  • Marie dit :

    Et bien, ce n’est la première fois qu’un journaliste écrive sur le même sujet..d’ailleur l’article est pas mal intéressant.

  • Mélissa dit :

    Pensez-vous vraiment que quelqu’un peut avoir l’exclusivité d’un sujet…? C’est stupide de penser que sur Internet il n’y a qu’un seul article sur chaque sujet! Il faut vraiment avoir rien à faire pour chialer pour des niaiseries.. :)

    Souriez la vie est belle!

  • Daniel dit :

    Je ne crois pas que tout les journalistes on l’exclusivité, mais au minimum s,assurer que l’ont de nos collegues na pas fais un papier sur le meme sujet identique il y a moins de 5 mois avec le MEME video … il y a tellement de sujet sur le web, il a moyen de faire un bon article sans faire du copier coller sur un ancien article en essayant de nous le faire passer … voici le lien de l’article dont m.lobjoie a publier le 27 octobre dernier qui avait générer bon nombres de commentaires http://www.synchro-blogue.com/synchro/2009/10/la-quete-de-la-beaute-sur-internet.html