Le Net en temps réel.

15 mars 2010 -

unix1969L’Internet a été fécondé dans les universités, avec les idées d’étudiants passionnés qui faisaient des recherches tournées vers l’avenir.

Au début des années 1960, il était question d’essayer de faire communiquer les ordinateurs entre eux. Puis est venue l’idée d’une galaxie interconnectée où les gens s’échangeraient des documents et des informations.

En 1969, quatre ordinateurs connectés entre l’Utah et la Californie ont été capables de s’échanger 3 lettres! En 1969, l’homme a marché sur la lune et Internet est né…

Le « World Wide Web » (ou la Toile) prend vie dans les années 1990. En 1992, Al Gore a l’idée de connecter les écoles et les hôpitaux. Et, depuis les années 2000, Internet n’en finit plus d’exploser. L’humanité a fait un bond olympique en terme de communications! En une vingtaine d’années, Internet a modifié l’économie mondiale et a transformé nos habitudes (créant par ce fait une fracture numérique à l’échelle de la planète).

De nos jours, plus de 800 millions d’ordinateurs sont connectés un peu partout dans le monde. En fait, l’on estime que 25% de la population mondiale est interconnectée. Mais si seulement 25% de la population mondiale est interconnectée, alors à quoi ressemblera notre quotidien lorsque ce chiffre atteindra 60%?

Il est certain que c’est dans cette direction que le futur nous porte. D’ailleurs, les enfants d’aujourd’hui sont les premiers natifs numériques de notre histoire humaine. Les premiers d’une longue lignée si l’on est optimiste pour l’avenir. En effet, les natifs numériques sont ces enfants qui grandissent dans un milieu comprenant des ordinateurs, des téléphones intelligents et des baladeurs MP3.

Ma fillette de quatre ans est une native numérique. Je m’en rends compte régulièrement. Et pas plus tard qu’hier, elle me l’a prouvée encore une fois en me demandant:

- Maman, tu as vu mon ipotoshhh?

- Ton quoi?!?!?

- Mon téléphone rouze, tu sais pour semblant mon ipotoshhh!

- Ton IpodTouch?

- Oui, ça! Tu l’as pas vu?

- Heu non…

Comme je ne possède pas moi-même de Ipod Touch, je suis restée sur les fesses! En approfondissant  le sujet, j’ai su qu’elle avait appris ce concept à la garderie (un nid de natifs numériques)!

Ma génération fait partie des migrants numériques. Je fais partie de la transition, je me souviens du monde d’avant. Ma fille fait partie de ceux qui vivront l’après. Elle est d’une génération qui se situe à des années lumière de celle de nos grand-parents! Car il parait que nous vivons aujourd’hui, en plus de la fracture numérique, le plus grand fossé générationnel jamais vu.

Pour vous faire une idée du volume de données que ce nouveau mode de vie engendre, voici un petit tableau de statistiques qui calcule, en temps réel, ce qui se passe via le Net et les réseaux sociaux. Ceci n’est qu’une partie du Web mais cela donne vite le vertige…


Comment (1)

  • Justement entre deux paragraphes de ton texte, Sandra, ça sonne à la porte: le livreur d’UPS, Yannick, qui avait été muté à un autre quartier depuis notre déménagement, est là. Nous reprenons les conversations eues alors qu’il venait souvent porter du matériel commandé (par le net) quand je travaillais à la maison (via le net). Sa 2e question? Es-tu sur Facebook, qu’on se donne des nouvelles?
    *
    Un soir où j’étais technouille avec le Mac, j’ai envoyé un message via Facebook à fiston premier, qui l’a reçu sur son ipotoshhhh et qui, en 2 minutes, est monté, a réglé le problème les doigts dans le nez pendant que son frère faisait « vivre » son avatar de j’sais-plus-quoi, sur PS3.
    *
    Je comprends parfois la vieille dame de l’annonce qui veut juste son p’tit courriel… (et j’envoie encore mes cartes de voeux par la poste). Transition, oui, mais tradition, aussi!