La révolution informatique est prévue pour 2018!
17 août 2010 - David Lobjoie
Collaboration spéciale : Lamiss Kerkeni
Après avoir été à l’origine, entre autres, du GPS et de l’Arpanet (ancêtre de l’internet), l’armée américaine via son département de recherche, se lance dans un nouveau projet qui transformera fort probablement et une fois de plus notre quotidien. Nom de code de cette opération : Ubiquitous High Performance Computing program, ou UHPC.
Toutefois, avec l’évolution de l’informatique ces dernières décennies nous pouvons nous demander ce qui motive les Américains à vouloir une fois de plus repousser les limites du développement technologique.
Les systèmes actuels n’évoluent-ils pas assez vite, ne sont-ils pas assez performants? Il me semblait pourtant que le commun des mortels avait déjà assez de mal ainsi, à suivre l’évolution des nouvelles générations d’ordinateurs, des mises à jour de logiciels, mis à sa disposition quotidiennement!
La réponse à cette question et simple et pourrait se résumer en 3 mots : Loi de Moore.
En effet, dés 1975, Gordon Earle Moore cofondateur de la société Intel (fabricant n° 1 mondial de microprocesseurs) énonce sa loi empirique qui suppose que le nombre de transistors présents au sein d’un processeur double tous les deux ans. Cette loi est énoncée plus communément comme suit : “quelque chose double tous les dix-huit mois, cette chose étant, la puissance, la capacité, la vitesse et bien d’autres variantes, mais très rarement la densité des transistors sur une puce”.
Cette loi s’est avéré étonnement vraie depuis son énoncée et devrait techniquement continuer jusqu’en 2015 environ. Selon cette loi, à l’horizon de 2020 la taille des transistors approchera celle de l’atome et, à cette à échelle, on se bute sur des effets de bruits parasites (effets quantiques, désintégration alpha).
De cette contrainte technique découle une importante contrainte financière. En effet, cette évolution accélérée fait exploser le coût des chaînes de production qui augmentent de façon exponentielle, à un point tel que même des géants concurrents comme IBM et SIEMENS ont dû joindre leurs investissements pour arriver à suivre le mouvement (beaucoup d’utilisateurs de PC, par exemple, prennent comme critère de choix prioritaire non plus la vitesse d’un PC, mais son niveau de bruit) .
La troisième contrainte et certainement la plus importante est la question environnementale.
Inévitablement, cette course frénétique à la puissance nous conduit à changer d’ordinateur tous les deux ans, car celui que l’on a ne satisfait plus l’avidité des nouvelles applications. C’est donc surtout une incroyable accumulation de déchets!
De plus, qui dit ordinateur plus puissant dit plus de chaleur dégagée.
Il y a 15 ans, les ordinateurs personnels n’avaient pas de ventilateurs sur leurs processeurs. Aujourd’hui, les cartes vidéos sont devenues des monstres de puissance et ressemblent de plus en plus à des tondeuses à gazon avec leur énorme ventilateur qui refroidit leurs circuits!
Le UHPC a donc pour but de réinventer l’ordinateur afin de créer un système 100 à 1000 fois plus puissant que ce que nous connaissons actuellement en plus de permettre une consommation d’énergie 50 fois plus efficace. Ce système permettra aussi le développement d’applications plus rapidement et plus aisément.
Tenez vous donc prêts, en 2018 votre ordinateur tel que vous le connaissez ne sera plus qu’un dinosaure qui fera rire vos enfants…Quoi de mieux pour nous rajeunir ?





Même leur programme sera alors à jeter aux orties. On aura certainement abandonné les transistors et plutôt que d’avoir le sempiternel système binaire où il y a le bon et le mauvais, on aura probablement des système plus nuancés que l’optique nous apportera peut-être, des systèmes à six chiffres par exemples ou à huit, pourquoi pas dix!? Et alors les philosophes et les avocats devront se mêler de la partie lors de la programmation…