Un appareil photo presque à toute épreuve.

2 août 2010 -

stylus tough 8010Olympus annonce la couleur, l’appareil est un costaud, il porte d’ailleurs le nom de « Tough » tatoué sur la peau.

D’emblée en le recevant, je l’ai malencontreusement échappé sur du plancher de bois franc et comme je l’espérais il n’en a pas souffert. Mon plancher par contre garde une belle marque du coin sur lequel le costaud a rebondi.

Olympus annonce une capacité à chuter d’une hauteur de 6.6 pieds et devrait supporter une pression d’écrasement de 220Lbs. Bon je ne me suis pas amusé à sauter à pieds joints dessus tout de même.

Olympus annonce -10 Celsius comme température minimale d’opération, mais 15 minutes dans mon congélateur à -20 degrés n’ont pas semblé l’affecter plus que cela.

P7300115 (2)Côté étanchéité, l’appareil est capable de prendre l’eau jusqu’à la très respectable profondeur de 33 pieds.

Le soleil étant de la partie, je n’ai pu m’empêcher de tester le résultat que pourrait donner son capteur de 14 mégapixels au fond de ma piscine.

Sans être transcendante, la reproduction des couleurs sous l’eau est acceptable comme vous pouvez le voir pour un appareil disposant d’un capteur de cette taille. Et dans ce cas précis, la dominante bleue, due à la diffraction de la lumière du soleil dans l’eau, pourra être simplement enlevée par n’importe quel petit logiciel gratuit de retouche de photo disposant d’une fonction de balance des couleurs (Picasa, Paint.net).

J’ai toutefois noté une certaine lenteur au déclenchement dans et hors de l’eau qui n’en fait pas un appareil pour des prises de vues d’instantanés sur le vif.

Venait maintenant le temps de voir comment la fonction vidéo HD 720p s’acclimaterait de conditions de tournage quelque peu extrêmes.

Je me suis donc rendu au centre de divertissement Arbraska pour mettre l’appareil à l’épreuve. Et quoi de mieux qu’une belle, longue et très vibrante Tyrolienne pour se rendre compte de ce que peut faire notre costaud?

StylusTough-8010_back_silverPremière chose à noter, Olympus a pensé à son affaire et ici pas de sélecteur à tourner pour passer en mode vidéo, cela se fait par une simple pression sur un bouton identifié en rouge.

Ainsi, tout comme sur un caméscope, le début et l’arrêt de l’enregistrement se fond sur ce déclencheur facilement accessible.

Deuxième chose que j’ai trouvée fort appréciable, on voit sur l’écran non seulement la durée de l’enregistrement en cours, mais aussi le temps restant en fonction de la capacité de la carte mémoire qu’on y a insérée.

Et si jamais vous n’avez pas de carte SD sous la main ou que celle-ci s’avère trop rapidement pleine, les 2Gb de mémoire interne de l’appareil devraient très largement vous dépanner.

Voici donc ci-dessous une vidéo réalisée sur une longue tyrolienne qui a fini, faute d’assez de main pour me rattraper à la fin, par un lamentable et violent  écrasement contre le tronc de l’arbre, appareil photo en premier, qui a fait un bruit qui je l’avoue m’a un peu soucié en frappant l’arbre.

Mais ce dernier s’en est très bien sorti et il valait mieux, car la suite a aussi été très difficile pour lui.

À la fin de cette journée de test venait le temps d’extraire les photos de la carte mémoire.

Caché derrière une porte de protection étanche et doublement verrouillée, se trouvent les connecteurs USB, une prise mini HDMI pour visualiser directement sur une TVHD, la batterie et bien sûr la fente SD.

Première surprise, au branchement du câble USB, Windows 7 ne détecte seulement que le stockage interne qui contient le logiciel IB de gestion des photos. Ne le cherchez pas dans la boite sur un quelconque CD, il est uniquement contenu dans l’appareil.

Mais pas de photos. Il faudra installer le pilote fourni pour l’appareil et le logiciel pour que ce dernier accède aux clichés et aux vidéos.

olympus-ib-1

Donc celles-ci n’apparaitront pas dans votre explorateur Windows et vous devrez utiliser IB pour la gestion de vos images si vous voulez travailler à partir de l’appareil.

Bien sûr, si vous extrayez la carte SD, son contenu vous sera révélé, une fois la carte SD branchée sur le lecteur adéquat.

Le logiciel IB propose toutes les fonctions de gestion habituelle allant de la rotation des photos et vidéos jusqu’à l’embellissement des couleurs, certains effets spéciaux et de la géolocalisation manuelle grâce à Google maps.

En conclusion, le Stylus Tough d’Olympus se révèle être un bon appareil pour saisir des moments pas trop instantanés dans le temps et dans des conditions pouvant être très difficiles.

Sa batterie rechargeable lui confère une bonne autonomie d’environ 400 photos qu’il fasse chaud froid ou sous l’eau.

Tout ceci à un prix, et c’est 430$ qu’il vous faudra débourser pour acquérir ce petit costaud.

pucelle

Page produit chez Olympus Canada.


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