Convergence des sources de contenus ou TV 3.0
27 octobre 2010 - David Lobjoie
Dans la décennie écoulée depuis l’introduction du DVR, nous avons vu aussi une énorme quantité de contenu en ligne faire son chemin à travers des services comme Netflix, Hulu, iTunes et Amazon ainsi que les sites des réseaux de télévision. En outre, des services tels TOU.TV est les versions en ligne des programmes des diffuseurs donnent maintenant aux téléspectateurs la possibilité de regarder leurs programmes favoris en rappel ou en direct sur internet.
Les consommateurs sont maintenant non seulement capables d’utiliser Internet pour accéder aux contenus traditionnels qu’ils veulent, quand ils veulent, mais aussi de trouver des nouvelles et des contenus exclusifs en ligne seulement. Toutefois, le problème avec la plupart de ces services est qu’il n’y a pas encore un moyen simple et efficace pour diffuser du contenu par exemple dans le salon.
Il est donc maintenant de plus en plus nécessaire de disposer d’un concentrateur de médias (hub) dans le salon pour réunir contenu télévisé traditionnel, sources additionnelles en direct ou en provenance d’Internet et éventuellement des fichiers audio et vidéo téléchargés.
Les hubs de contenu tels que l’AppleTV, le futur Google TV, Roku, Boxee qui sont déjà largement disponibles ici et surtout chez nos voisins du Sud sont des outils idéals pour fournir et intégrer de façon transparente tous ces types de contenus dans le centre de divertissement du consommateur à domicile. Et signe que les fournisseurs de matériel y voient un avenir côté financier, Apple et Google ont annoncé une version de l’App Store et de l’Android Market disponibles sur leurs appareils respectifs très bientôt.
Ces hubs, véritables carrefours de contenu vont révolutionner la façon dont nous regardons la télévision, car si les consommateurs les adoptent en masse, ils ont le potentiel de radicalement secouer l’industrie de la télévision dans sa façon de nous offrir ses programmes.
Cependant, il y a encore du travail à faire avant que de tels services puissent devenir omniprésents.
En premier lieu, il faut une volonté affirmée des producteurs de contenu. Par la suite il faut que les câblos/ diffuseurs satellites ne voient pas là une perte de revenus publicitaires et enfin il faut que le régulateur qu’est le CRTC au pays établisse des règles et des balises.
De notre côte, dans l’espoir que la ligne d’un consommateur type pour que des services IP offerts puissent fonctionner, il faudra des débits de 60 à 100 Mbit/s. Est c’est en obligeant les opérateurs Internet à chercher des solutions créatives pour faire face à l’augmentation massive du trafic de données que cela sera possible.
Et les arguments qui nous font voir les avancées actuelles comme miraculeuses en nous proposant au gros prix des débits de 20 Mbit/s ne doivent plus nous impressionner.
Car depuis 5 ans au moins dans d’autres pays comme la France ou l’Allemagne, le consommateur dispose déjà de presque le double de ces débits là pour la moitié du prix que nous payons.
Et dans ces pays, par la prise de téléphone, le consommateur reçoit non seulement son Internet, dispose de 140 chaines de TV gratuitement, et fait des appels interurbains aussi gratuitement.
Appelez cela la TV 3.0 ou après la TV couleur, la haute définition, c’est du côté de la diffusion et de la provenance du contenu qu’il faut maintenant regarder.
D’ici 2 à 3 ans, les hubs médias seront devenus choses courantes. Et si ce n’est pas le cas, cela sera à nous consommateurs de pousser du côté de ceux qui nous fournissent les dispositifs de réception pour disposer enfin facilement de ce que les geeks patenteux de ce monde sont déjà capables de s’offrir à partir d’un petit ordinateur modifié connecté à leurs téléviseurs.







