Testament et suicide numériques
20 janvier 2012 - Monique Crépault
Imaginez que vous tombiez raide mort après avoir lu cet article. Que se passera-t-il avec toutes vos possessions numériques?
Votre musique, vos photos, vos documents, vos courriels, vos blogues…?
On estime que 1,78 million d’utilisateurs Facebook sont morts durant l’année 2011, laissant derrière eux environ 90 millions de photos.
Qu’arrive-t-il à ces photos après votre mort?
On n’en est plus à l’époque des albums photo, des collections de disques vinyles et autres artefacts que les héritiers se partageaient à la mort de leurs parents.
Nous en sommes à une époque où il faut songer à l’héritage virtuel que nous laisserons derrière nous.
Pourtant peu d’entre nous se sont réellement posé la question.
Peut-être parce que toute cette vie virtuelle nous apparaît encore comme étant quelque chose de nouveau et d’éphémère, même si c’est dorénavant loin d’être le cas. Peut-être aussi est-ce simplement parce que penser à la mort nous déprime.
Seulement, c’est un fait incontournable, nous mourons tous un jour ou l’autre: il y a 1,9 décès par seconde sur cette terre, soit 158,857 par jour!
C’est aussi un fait que le contenu de nos différents comptes en ligne disparaîtra tout simplement dans les limbes du cyberespace après notre mort, soit parce que personne ne saura qu’ils existent ou parce qu’y accéder sera impossible sans les mots de passe et autres infos nécessaires.
Bref, il est temps de s’occuper de toutes ces biens virtuels, cette accumulation numérique qui croit chaque jour toujours plus.

Mais comment fait-on?
Gérer notre héritage numérique
Gérer les possessions matérielles et conventionnelles des personnes décédées est déjà assez difficile, mais au moins il existe des précédents, des paramètres.
Même une maison remplie d’objets peut être vidée grâce à une vente ou des dons. Il existe des mécanismes, des routes à suivre, même en l’absence d’un testament.
Gérer les biens virtuels n’est pas aussi évident. Nos survivants ne connaissent généralement pas toutes nos identités virtuelles, ni nos mots de passe. Ils peuvent aussi ne pas savoir du tout que faire de tout ce que nous aurons laissé ainsi flottant dans le cyberespace.
Créer un plan de gestion de nos biens virtuels est la seule façon de s’assurer qu’ils soient gérés de la façon dont on veut qu’ils le soient.
La façon la plus simple de procéder est bien sûr d’en parler avec son notaire, si notaire on a, question d’ajouter à notre testament la liste de nos avoirs virtuels, en désignant une personne, passablement techno de préférence, qui s’occupera de gérer le tout comme on le souhaite.
Mais même sans notaire, on peut préparer soi-même son testament numérique.
On met sur papier tous les mots de passe et cyber identités et on dépose le document en lieu sûr, dans un endroit où l’on est certain que quelqu’un le trouvera le moment voulu ou encore on le confie aux mains d’une personne de confiance. On peut, dans ce testament numérique, ajouter tous les détails sur la manière dont on voudrait que soit gérée notre présence posthume: on efface tout ? On conserve certains documents, photos?
On peut aussi décider de s’en remettre à l’une ou l’autre de ces nouvelles entreprises qui se targuent de régler ce problème pour nous, tels que entrustet.net, legacylocker.com ou laviedapres.com.
Ces sites offrent, gratuitement ou pas, selon les services choisis, un espace sécurisé où conserver nos données personnelles et nos instructions sur ce qui adviendra de notre vie virtuelle après notre mort. On peut même y programmer notre suicide numérique, qui nous permettra de disparaître à tout jamais des réseaux sociaux.
Ceci dit, on peut toujours s’interroger: qui nous dit que le site choisi pour gérer notre après-vie numérique sera lui-même toujours en vie au moment de notre décès?
Sinon, il arrive quoi?
Admettons toutefois que la mort nous surprenne avant que nous ayons eu le temps de préparer notre testament numérique. Qu’arrive-t-il alors avec notre compte de messagerie ou notre page Facebook?
Facebook nous offre le choix de commémorer le profil de la personne décédé.
Un compte commémoratif est un compte complètement sécurisé ne pouvant être modifié par personne, mais qui permet aux amis Facebook d’écrire des messages sur le mur du défunt. C’est en fait une pierre tombale virtuelle, sûrement plus représentative de la personne morte qu’une froide tombe de granit ou de pierre. Un gros avantage: le profil de l’utilisateur n’apparaîtra plus dans la liste de suggestions d’amitié proposée par Facebook!
Mais comment fait Facebook pour savoir qu’une personne est morte? Un ami, une connaissance ou un membre de la famille doit soumettre un formulaire de décès à Facebook (certificat de décès ou notice nécrologique à l’appui). Si personne ne le fait, le compte reste actif.
Si la famille préfère ne pas commémorer le profil du défunt, la compagnie enlève tout simplement le compte du site.
Ceci dit, gare aux petits comiques, comme l’a appris à ses dépens un ingénieur allemand, Simon Thulbourn: pour rigoler, un de ses amis a envoyé à Facebook la notice nécrologique où apparaissait un nom presque semblable, mais pas identique au sien, et ce n’était même pas le nom de la personne morte, mais celui de la personne qui officiait.
Quelques jours plus tard, l’ami recevait une réponse de Facebook l’informant qu’ils étaient désolés de la perte qu’il avait subie et que le compte de son ami Simon avait été transformé en compte commémoratif.
Résultat: Simon lui-même ne pouvait plus avoir accès à son compte, puisqu’il était… mort. Heureusement, la situation a par la suite pu être rétablie.
Certains services de messagerie, comme Hotmail, Yahoo ou Gmail, désactivent automatiquement les comptes si aucune connexion n’est faite pendant un certain temps (en général neuf mois). À tout coup pourtant, il faut fournir un certificat de décès et la preuve que l’on a le droit d’agir au nom de cette personne si l’on veut accéder au compte de la personne disparue

Un must pour la nouvelle année
Bref, la préparation de notre testament numérique est certainement à ajouter dans notre liste sûrement déjà bien entamée de nos bonnes résolutions pour l’année. Une résolution à répéter d’ailleurs chaque année, au fil des ajouts et changements de nos comptes et de mots de passe, ne serait-ce que pour gentiment éviter bien des maux de tête à ceux que l’on aime et qui nous survivront.
Ce que je m’en vais faire immédiatement







"il y a 1,9 décès par seconde sur cette terre, soit 857 par jour!"
Trouver l'erreur.
1.9 décès par seconde =164160 décès par jour
J'arrive à 164160 par jour !
(1.9 X 60sec X 60min X 24hrs)
Oups, erreur de frappe : il faut lire 158,857 par jour, soit 59 millions par année…
je suis chaceux , d'être vivant oups , c'est étonnant !
je suis comptant detre encord la je me demande ou que cette terre vas faire de nous
si nous lades mais je croit pas assez vite savont pas assez vite nous change nous en somme
venus a croire que si nous fessont pas quel chose pour sauver cette terre cest qui nous montre
quel souffre et nous somment les responsablent .
allor cest maintenant de jouer franc jeux avec cette terre lui avouer nos taures.
très mauvaise traduction. on comprend rien!
Very bad translation. We understand nothing!
Traducción muy mala. ¡ Comprendemos nada!
molto cattiva traduzione. si comprende niente!
Sehr schlechte Übersetzung. Man versteht nichts!
非常に良くない翻訳。 我々は何も理解しません!
ceci dit c'était une blague vous aurez compris! (même si c'est vrai adamour qu'on comprend rien de ce que tu as écris) Concernant le sujet moi j'aurais peur de donner mes codes et mes mots de passes à des entreprises tel que mentionné dans l'article et même à un notaire ??? je m'excuse au près des notaires mais …sais pas? d'abord parce que je sais pas si, de mon vivant ces gens là ( certains d'entre eux) vont pas perdre, vendre ou utiliser mes codes sans que je le sache.ou même m' espionner électroniquement. Et une fois mort c'est plus '' intime '' qu'un texte qui exprime à qui je lègue ma maison, mon auto et mes biens… ça me questionne beaucoup.
Bien vrai!
Pas certaine non plus de vouloir que ma famille sait tout ce que je fais sur Internet… C'est ce que l'on appelle… La vie privée?!?
non mais … faut pu avoir grand chose à dire pour en être rendu là; testament et suicide numérique…..
personnellement, on s`en colisses-tu de ça? ce que tu laisses sur ton ordinateur ou ben tu flush ça, ou ben tu ramasses les photos pis tout le tralala…. non mais…sérieusement pourquoi je fais un commentaire sur un affaire aussi stupide!!!??!!!
Josée, tu as juste à ne pas le lire cet article!
Josée,
Il peut y avoir des choses intéressantes sur une vie numérique: un écrivain qui hésitait à montrer ses écrits peut les livrer posthumes, les photos offrent des souvenirs impérissables à ceux qui te survivent, ton accès à tes comptes d’actions en ligne (bons, les banques devraient te retrouver à ta mort… quoi que j’ai un compte d’actions dans une institution où je n’ai pas de compte bancaire, qu’arrivera-t-il de ce compte à mon décès si je ne l’indique nulle par?)
Bon, donner mes mots de passe à une cie ou à un notaire, comme pour D.B., je n’embarque pas. Je préfère, une fois par année les mettre (les infos de mon choix) dans une lettre et déposer cette lettre dans mon coffre à la banque.
une fois qu'on est mort qu'est ce que ça peut bien faire de qui verra quoi , apres tout le principal est de laisser un souvenir