J’ai toujours été plus ou moins hermétique à l’idée d’utiliser un projecteur pour mon cinéma maison.
Les conditions de pénombre imposées pour tirer parti au mieux de l’image projetée ont toujours été un frein en ce qui me concerne.
J’ai découvert par hasard le moviemate 60 d’Epson qui présente la particularité d’être un projecteur relativement compacte, mais aussi d’intégrer un lecteur DVD.
Mes précédentes expériences en ce qui concerne les projecteurs étaient aussi ternies par le bruit omniprésent d’un ventilateur destiné à refroidir la source de lumière interne. Ici, le moviemate 60 brille par son silence et c’est ce qui m’a incité à aller plus loin dans son étude.
La première fois qu’on m’en a parlé, à la vue de ses spécifications je n’étais pas sûr que j’investirais 700$ pour un projecteur qui n’est pas HD.
Mais mes doutes se sont rapidement envolés alors que mes tests avançaient.
Il dispose d’une connectique très complète allant de l’antique prise jaune vidéo composite jusqu’au HDMI en passant par le VGA et les composantes.
Sa lampe interne dont la durée de vie est estimée à 5000 heures produit un flux lumineux de 2000 lumens qui n’impose par une noirceur totale pour profiter de l’image. Évidemment, ce qui est vrai pour des nouvelles par exemple ne le serait pas pour un film et vous devrez fermer les rideaux pour bénéficier d’un résultat optimal.
Sa résolution native, soit la taille de l’élément qui dessine l’image sur votre mur, est de 960×540 pixels soit au dessus de la résolution SD NTSC habituelle (720×480) mais bien en dessous des 720p que j’aurais aimé y trouver minimalement.
Mais cela n’empêche pas d’y envoyer des vidéos de n’importe qu’elle résolution, y compris pleine HD, il les adaptera automatiquement et le résultat sera très correct.
Mon premier test a consisté à le faire fonctionner en mode autonome à partir de son lecteur de DVD interne.
Ce dernier très polyvalent va prendre en charge non seulement les DVD, mais sait aussi lire les fichiers informatiques DivX, les images JPEG et la musique au format MP3.
On retrouve évidemment sur sa télécommande toutes les fonctions habituelles d’un DVD classique en plus du contrôle du projecteur.
J’ai l’habitude d’un format d’image de 56 pouces pour ma télévision alors je voulais me livrer à l’exercice de disposer d’une image deux fois plus grosse avec ce projecteur pour avoir une comparaison
À 6 mètres de distance du mur, le moviemate 60 m’a offert une image très claire et lumineuse d’environ 100 pouces de diagonale. Cependant, je dois nuancer le propos en disant qu’il faut tout de même rester au minimum à 4 mètres de l’écran pour ne pas percevoir l’effet de tramage induit par la source vidéo dont les pixels très grossis apparaissent à l’image si on se place trop proche.
J’y ai par la suite branché un lecteur Blu-Ray et bien que l’optique ne soit pas HD, l’image était très bien définie et claire.
Il en fut de même avec un ordinateur portable qui me servit lors d’une présentation PowerPoint que j’ai projetée devant une assemblée dans une pièce très illuminée.
Ce fut donc globalement une belle surprise qui m’a fait voir autrement les projecteurs de milieu de gamme, loin du bruit et du prix qui les rendaient prohibitifs selon moi.
Petit détail anecdotique, le moviemate 60 dispose aussi de deux mini -haut-parleurs et d’une poignée de transport qui en font un projecteur transportable idéal pour les belles soirées d’été où on s’offre un film sur un drap blanc dans le jardin autour d’un bon feu.

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