Collaboration spéciale : Lamiss Kerkeni
Le retrait de « .qc » est dû à un manque d’intérêt du public. En effet, bien que le Québec contienne le quart de la population canadienne, la province n’enregistre que 10 % des noms de domaines. Ainsi, n’y aurait à ce jour qu’environ 10 000 à 12 000 .qc.ca.
Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI explique : «La population a tranché. Il n’y a pas de demandes suffisantes pour ces noms. Leur existence complexifie le système et utilise des ressources. Mais la raison principale, c’est vraiment que les gens ne les utilisent pas. Le peuple a parlé.»
Pas de panique pour les titulaires d’un « .qc.ca », l’ACEI continu d’honorer vos droits actuels.
Par ailleurs, Normand Fortier, président-fondateur de PointQuébec, l’organisme défendant l’identité québécoise sur le web et soutenant la promotion du « .québec », explique : «On ne peut pas avoir un « .qc », parce que deux lettres, c’est réservé à un pays. Le Québec n’est pas un pays. Par contre, l’organisme international qui gère les extensions a ouvert une porte pour qu’on puisse déposer un nouveau nom, une extension générique de premier niveau, ce qui permettrait d’avoir une adresse du type monentreprise.québec.»
La demande de reconnaissance sera donc déposée l’an prochain, si l’organisme parvient à rassembler les fonds nécessaires, soit environ 250 000$ : «On cherche des partenaires économiques, on est à 99,9 % de chance d’avoir notre « .québec. Mais on ne sait jamais» avance M. Fortier au journale le Devoir.
L’organisme international, chargé des extensions, le Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) devra aussi se prononcer sur plusieurs demandes similaires comme le .berlin, .paris ou encore le .nyc. Ces extensions correspondraient à des LCTLD, soit des Linguistic and Cultural Top-Level Domain, par opposition aux deux lettres CCTLD qui désignent des Country Codes.
M. Fortier précise que la désignation « .québec » gardera l’accent sur le premier e. Ce dernier veut «(…) que le Québec ait son espace Web. Que la culture et la langue du Québec aient leur identité dans le « Nouveau Monde » technologique.»
En juin 2008, cette demande a reçu l’appui unanime de l’Assemblée nationale. Le dossier devrait être déposé à l’ICANN entre le mois de mars et le mois de juin prochain. Il faudra ensuite attendre l’automne pour une réponse et une année environ pour l’implantation du système. Ceci nous renvoie donc à 2012 pour voir « le Québec littéralement en ligne ». Mais pensez-vous réellement qu’un « .québec » attirerait plus de monde que le traditionnel « .qc.ca »?
Le retrait de « .qc » est dû à un manque d’intérêt du public. En effet, bien que le Québec contienne le quart de la population canadienne, la province n’enregistre que 10 % des noms de domaines. Ainsi, n’y aurait à ce jour qu’environ 10 000 à 12 000 .qc.ca.
Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI explique : «La population a tranché. Il n’y a pas de demandes suffisantes pour ces noms. Leur existence complexifie le système et utilise des ressources. Mais la raison principale, c’est vraiment que les gens ne les utilisent pas. Le peuple a parlé.»
Pas de panique pour les titulaires d’un « .qc.ca », l’ACEI continu d’honorer vos droits actuels.
Par ailleurs, Normand Fortier, président-fondateur de PointQuébec, l’organisme défendant l’identité québécoise sur le web et soutenant la promotion du « .québec », explique : «On ne peut pas avoir un « .qc », parce que deux lettres, c’est réservé à un pays. Le Québec n’est pas un pays. Par contre, l’organisme international qui gère les extensions a ouvert une porte pour qu’on puisse déposer un nouveau nom, une extension générique de premier niveau, ce qui permettrait d’avoir une adresse du type monentreprise.québec.»
La demande de reconnaissance sera donc déposée l’an prochain, si l’organisme parvient à rassembler les fonds nécessaires, soit environ 250 000$ : «On cherche des partenaires économiques, on est à 99,9 % de chance d’avoir notre « .québec. Mais on ne sait jamais» avance M. Fortier au journale le Devoir.
L’organisme international, chargé des extensions, le Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) devra aussi se prononcer sur plusieurs demandes similaires comme le .berlin, .paris ou encore le .nyc. Ces extensions correspondraient à des LCTLD, soit des Linguistic and Cultural Top-Level Domain, par opposition aux deux lettres CCTLD qui désignent des Country Codes.
M. Fortier précise que la désignation « .québec » gardera l’accent sur le premier e. Ce dernier veut «(…) que le Québec ait son espace Web. Que la culture et la langue du Québec aient leur identité dans le « Nouveau Monde » technologique.»
En juin 2008, cette demande a reçu l’appui unanime de l’Assemblée nationale. Le dossier devrait être déposé à l’ICANN entre le mois de mars et le mois de juin prochain. Il faudra ensuite attendre l’automne pour une réponse et une année environ pour l’implantation du système. Ceci nous renvoie donc à 2012 pour voir « le Québec littéralement en ligne ». Mais pensez-vous réellement qu’un « .québec » attirerait plus de monde que le traditionnel « .qc.ca »?

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