Voyez Paris comme si vous y étiez! Un gigapixel équivaut à un milliard de pixels, avec « Paris en 26 gigapixels » , vous pouvez maintenant visionner l’équivalent de 2000 photos individuelles en une seule vue! Prise en photo le 8 septembre 2009, « Paris en 26 gigapixels » (ou 26 milliards de pixels!) est disponible en ligne depuis le 11 mars 2010…
L’image finale est gigantesque et d’une superbe résolution. Zoomez sur les grands monuments parisiens. Baladez-vous les idées sur les mélodies d’Amélie Poulain et découvrez tous les recoins de la capitale française grâce à cet incroyable panorama virtuel.
L’on peut se rappeler que ce concept d’image panoramique avait déjà été testé en janvier 2009 lors de l’investiture du président américain, Barack Obama à Washington. Le photographe David Bergman avait alors publié sur son blogue une photo panoramique haute définition (220 photos assemblées).
Pour cette réalisation parisienne de grande envergure, les photographes Arnaud Frich et Martin Loyer ont utilisé deux appareils Canon 5D mark II montés sur une tête panoramique motorisée spécialement conçue pour ce projet. Ces appareils photos dernier cri étaient munis de deux téléobjectifs de 300 mm F 4.0 Canon avec un doubleur de focale afin d’atteindre la focale intéressante de 600 mm.
L’opération « prise de photos » s’est déroulée durant 6 heures non-stop.
Il aura fallu 16 mois de préparation et six mois de travail pour arriver à ce produit web qui se révèle être la plus grande photo panoramique au monde. Imaginez, si on essayait de l’imprimer, elle mesurerait 20 000 pieds carrés!
Alors, si vous n’avez pas les moyens de vous payer un billet d’avion pour Paris cette fin de semaine, prenez l’alternative virtuelle; allez visiter la ville Lumière sur ce site Web…
Et si vous êtes de nature observatrice, vous remarquez même quelques parisiens en pleine action quotidienne. En fait, l’on voit si bien les détails de la vie parisienne que certaines zones ont dû être flouter pour ne pas porter atteinte à la vie privée. Ce qui ne nous empêche pas de voir bien des détails de la vie courante, comme par exemple (ci-dessus) cet homme solitaire qui dîne derrière ses fenêtres…
Petite anecdote de Synchroblogue: Parfois l’on joue, un peu malgré nous, à un petit jeu en coulisses de ce blogue avec mon collègue David Lobjoie. Depuis que l’on blogue ensemble en cet espace virtuel, il nous arrive d’accrocher les mêmes inspirations technos en nos chasses journalistiques. Obligatoirement, vu que l’on parcoure le même domaine, il arrive que l’on attrape le même gibier!
L’on s’en rend compte lorsque l’un voit l’autre publier un billet sur lequel il travaille de son coté. En ce qui me concerne, je garde souvent en réserve des sujets de billets à développer. Et il arrive que David, sans le savoir (vu que l’on est pas attaché à la hanche!), développe un sujet que j’avais à l’œil ou alors que je publie un sujet qu’il gardait au chaud! C’est assez rare mais cela arrive assez souvent pour que l’on s’en amuse en coulisses! Dans ces moments là, l’un envoie un petit mot à l’autre avec comme titre « Scoopé! ».
Et en ce qui concerne ce site de Paris en 26 gigapixels, à peine avais-je publié mon article Synchro que David me fait signe (un peu dépité )en me disant qu’il allait juste publier le sien lorsqu’il a vu le mien! Comme il avait aussi pas mal travaillé de son coté sur le sujet, il m’a envoyé son contenu et l’on s’est alors dit que cela vaudrait la peine d’ajouter sa voix virtuelle à la mienne. Voici donc Paris en 26 gigapixels, vu par mon cybercollègue…
« Le sujet choisi, rien de moins que la ville de Paris vue de la tour nord de l’Église Saint Sulpice, était particulièrement difficile en raison du nombre effarant de fenêtres et de tuiles susceptibles d’être confondues par le logiciel d’assemblage. Pour compliquer l’affaire, la prise de vue des 2346 images (disposées en 138 colonnes de 17 rangées). Un ordinateur a été utilisé pour rééquilibrer toutes les couleurs selon une palette voulant que la lumière soit uniformément celle d’une photo « unique ».
Ce travail de titan a été réalisé avec l’assistance d’un ordinateur qui rendrait jaloux bien des geeks (16 coeurs, 24GB RAM, 1 TB SSD), et l’obtention du rendu final n’a duré que 3 heures et 14 minutes : une vraie performance si l’on considère que les logiciels américains concurrents nécessitent plus de 48 heures pour traiter des sujets deux fois plus petits (de 13 à 14 Gigaoctets), avec des résultats souvent erratiques.
Le résultat est stupéfiant ! Le fait de pouvoir zoomer à volonté sur l’entièreté de l’image est équivalent à ce qu’un observateur juché sur le clocher de Saint-Sulpice pourrait faire avec des jumelles de puissance 12X. L’animation d’accueil en Flash est assez bonne, mais le résultat est fantastique en plein écran avec HD View (logiciel gratuit que le site permet d’installer en le visitant. L’image permettrait d’imprimer une photo de la taille de deux terrains de foot mis bout à bout. Globalement, c’est ceci :

Beaucoup trop large pour entrer dans un écran d’ordi, le visiteur du site doit consulter l’image par section. Par exemple, je centre ici la mire sur le secteur de l’île de la Cité :

Dans le haut et un peu à la droite du centre, on voit Notre-Dame de Paris identifiée par in logo d’information touristique (cette plaie ne se voit qu’en flash ; le visionnement en HD n’affiche pas ces pastilles jaunes irritantes). Le visiteur du site peut alors zoomer avec la molette de sa souris pour, par exemple, voir Notre-Dame de plus près :

On constate que d’importants travaux de toiture se livraient sur la cathédrale en septembre 2009. L’angle de vue inusité nous permet ici d’apprécier l’audace unique des arcs-boutants de l’édifice (des arches de 15 mètres d’un seul tenant) qui n’ont aucun équivalent dans le monde médiéval. Les architectes avaient beaucoup d’audace ! La taille de la rosace Sud force également l’admiration. Et que dire des détails de la tour Eiffel, 250 mètres plus haut et 3 kilomètres plus loin à vol d’oiseau. C’est bluffant!

Sans parler que l’on peut aussi (presque) savoir les titres des livres que lisent les parisiens dont les volets ne sont pas clos :
