(RRM pour Robotic Refueling Mission) est un nouveau projet mené conjointement par l’Agence spatiale canadienne et la NASA qui a pour but d’éprouver et de tester les outils, les technologies et techniques utilisées sur Terre pour ravitailler un satellite de façon robotique dans l’espace. Et ceci même pour les satellites n’ayant pas été conçus pour l’être. Le test devrait avoir lieu environ six mois après la mission STS-135.
Le test devrait avoir lieu environ six mois après la mission STS-135.
Technologie :
La technologie du TriDAR subira des essais supplémentaires à bord de la navette spatiale. Le système de rendez-vous et d’amarrage automatisés par triangulation et LIDAR fournit des données essentielles au guidage d’un véhicule spatial durant les manœuvres de rendez-vous et d’amarrage. Contrairement aux technologies actuelles, le TriDAR s’est affranchi de l’utilisation de marques repères, comme les réflecteurs qui sont habituellement placés sur l’engin cible. Le système TriDAR fait appel à un capteur 3D à laser et à un imageur thermique. La technologie du TriDAR est mise au point par le groupe Neptec Design avec l’aide de fonds octroyés par l’ASC et la NASA.
Les capacités du TriDAR ont été éprouvées avec succès lors de vols d’essai précédents (STS-128 et STS-131). Le troisième vol spatial du système sera voué à la poursuite des essais.
Science :
La dernière expérience scientifique canadienne de la navette spatiale, Hypersole, vise à déterminer dans quelle mesure la sensibilité de la peau varie entre la période qui précède une mission dans l’espace et la période qui lui succède, et à établir si ces changements sont liés au contrôle de l’équilibre.
On s’attend à ce que les données qui seront produites dans le cadre d’Hypersole fassent progresser les études en cours sur le processus du vieillissement et sur l’atténuation des signaux relayés par les capteurs cutanés, laquelle peut provoquer des pertes d’équilibre et accroître les risques de chute, particulièrement chez les personnes âgées. Ces données déboucheront sur l’acquisition de connaissances qui seront utiles aux astronautes lors de leurs activités dans l’espace et à leur retour au sol.
Éducation :
STS-135 emportera également des semences de tomates dans le cadre du projet Tomatosphère. Les semences, scellées dans des sacs de plastique, seront laissées à bord de la Station spatiale internationale pour une période allant jusqu’à 36 mois pour qu’elles soient exposées à l’environnement orbital. Les semences de tomates seront ensuite ramenées sur Terre pour être distribuées aux classes participantes qui les planteront pour observer leur taux de germination.
Ce projet a rejoint 83 285 classes, ou environ 2 040 000 élèves canadiens, depuis la première distribution de semences, en 2001.
Et pour conclure, je vous invite à visionner cette vidéo de l’astronaute canadien Robert Thirsk qui parle de son aventure dans la navette spatiale.
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