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Dernière participation canadienne à un vol de navette spatiale

29 juin 2011 - Nouvelles - Science -

(RRM pour Robotic Refueling Mission) est un nouveau projet mené conjointement par l’Agence spatiale canadienne et la NASA qui a pour but d’éprouver et de tester les outils, les technologies et techniques utilisées sur Terre pour ravitailler un satellite de façon robotique dans l’espace. Et ceci même pour les satellites n’ayant pas été conçus pour l’être. Le test devrait avoir lieu environ six mois après la mission STS-135.
Le test devrait avoir lieu environ six mois après la mission STS-135.



Technologie :
La technologie du TriDAR subira des essais supplémentaires à bord de la navette spatiale. Le système de rendez-vous et d’amarrage automatisés par triangulation et LIDAR fournit des données essentielles au guidage d’un véhicule spatial durant les manœuvres de rendez-vous et d’amarrage. Contrairement aux technologies actuelles, le TriDAR s’est affranchi de l’utilisation de marques repères, comme les réflecteurs qui sont habituellement placés sur l’engin cible. Le système TriDAR fait appel à un capteur 3D à laser et à un imageur thermique. La technologie du TriDAR est mise au point par le groupe Neptec Design avec l’aide de fonds octroyés par l’ASC et la NASA.

Les capacités du TriDAR ont été éprouvées avec succès lors de vols d’essai précédents (STS-128 et STS-131). Le troisième vol spatial du système sera voué à la poursuite des essais.

Science :
La dernière expérience scientifique canadienne de la navette spatiale, Hypersole, vise à déterminer dans quelle mesure la sensibilité de la peau varie entre la période qui précède une mission dans l’espace et la période qui lui succède, et à établir si ces changements sont liés au contrôle de l’équilibre.

On s’attend à ce que les données qui seront produites dans le cadre d’Hypersole fassent progresser les études en cours sur le processus du vieillissement et sur l’atténuation des signaux relayés par les capteurs cutanés, laquelle peut provoquer des pertes d’équilibre et accroître les risques de chute, particulièrement chez les personnes âgées. Ces données déboucheront sur l’acquisition de connaissances qui seront utiles aux astronautes lors de leurs activités dans l’espace et à leur retour au sol.

Éducation :
STS-135 emportera également des semences de tomates dans le cadre du projet Tomatosphère. Les semences, scellées dans des sacs de plastique, seront laissées à bord de la Station spatiale internationale pour une période allant jusqu’à 36 mois pour qu’elles soient exposées à l’environnement orbital. Les semences de tomates seront ensuite ramenées sur Terre pour être distribuées aux classes participantes qui les planteront pour observer leur taux de germination.

Ce projet a rejoint 83 285 classes, ou environ 2 040 000 élèves canadiens, depuis la première distribution de semences, en 2001.

Et pour conclure, je vous invite à visionner cette vidéo de l’astronaute canadien Robert Thirsk qui parle de son aventure dans la navette spatiale.

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Des profs à l’école de l’espace

11 avril 2011 - Actualité - Guides et conseils - Nouvelles - Science -

Joindre le rêve à l’éducatif tout en transmettant un peu de connaissances spatiales par le biais des professeurs à travers le pays, voici le mandat que l’agence spatiale canadienne (ASC) s’est fixé en organisant ce type de conférence.
L’événement annuel rassemblera quelque 150 éducateurs de partout à travers le pays du 9 au 11 aout prochain au siège social de l’ASC à Saint-Hubert sur la Rive-Sud de Montréal.



Durant trois jours, ils auront l’occasion d’explorer, au cours d’ateliers animés par des ingénieurs et des scientifiques de l’ASC, des sujets liés à l’espace dont le contenu pédagogique est adapté aux programmes d’enseignement des niveaux primaire et secondaire.

Les ateliers quotidiens comprendront des présentations visuelles et interactives qui feront connaître divers contextes du domaine spatial ainsi que des trucs et des activités pratiques pour aider à amener l’espace dans les classes.
Selon l’ASC, les ateliers et les activités favorisent beaucoup la participation. Il sera donc possible de toucher, essayer, formuler des hypothèses, observer, analyser et conclure que l’éducation spatiale peut être une expérience vraiment fascinante!

Pour le Québec, l’ASC dispose de 20 places donc si vous êtes dans le domaine, hâtez-vous, car elles partent très vite.
Vous trouverez toutes les informations pour les prérequis et l’inscription dans le lien ci-dessous.

Plus d’information sur la conférence.

Des chenilles québécoises sur la Lune

6 avril 2011 - Actualité - Nouvelles - Science -

Avec l’accumulation du retour d’expérience des « rovers » martiens qui bien que relativement limités maintenant sont encore en opération, il est temps d’aller de l’avant et de tirer parti de tout ce savoir pour concevoir les véhicules d’exploration du futur.
C’est partant de ce constat que l’agence spatiale canadienne a mandaté la firme MDA de Brampton pour le développement d’un prototype de véhicule extraterrestre.



Les prototypes auront à peu près la taille d’un véhicule tout-terrain et pèseront moins de 1 000 kg. Ils seront conçus pour transporter divers outils et équipements.
Semi-autonomes, ils seront commandés à distance et pourront prendre certaines décisions comme se déplacer en autonomie entre deux points d’intérêt sans intervention humaine.
Ils seront entièrement robotisés, mais conçus de façon à pouvoir transporter, au besoin, un ou deux astronautes sur de courtes distances et seront prêts à subir des essais en 2012.

BRP se voit donc confié par MDA le développement du dispositif de mobilité qui fonctionnera sur batterie.
La compagnie pour qui l’espace représente un nouveau domaine d’expertise à développer devra faire face à de nombreux défis.
En collaboration avec centre de technologies avancées de l’université de Sherbrooke, il faudra concevoir un dispositif roulant en tenant compte de très nombreux facteurs restrictifs liés à la problématique spatiale.
Les variations de température importantes, la nature même du sol dont les éléments constituants peuvent gripper ou bloquer n’importe quel mécanisme et bien sûr l’impossibilité de réparer le matériel.

Rappelons pour la petite histoire que le Québec n’en serait pas à son premier pas dans l‘espace. Déjà lors du programme Apollo, c’était Héroux, une compagnie de Longueuil qui avait conçu les pattes des six modules lunaires qui témoignent encore aujourd’hui à surface de la Lune du savoir faire industriel canadien.

À travers ces développements, le Canada entend bien devenir aussi un partenaire incontournable pour l’exploration planétaire et conserver la place de choix qu’il occupe déjà grâce aux technologies robotiques qui équipent la station spatiale internationale et la navette spatiale.

Plus d’information.

Attraper un module spatial au vol

23 février 2011 - Nouvelles - Science -

Commandé par l’ingénieur de vol de la mission Expedition 26 Cady Coleman, le Canadarm 2 s’est déployé et a agrippé à 6 h 41, heure de l’Est l’engin spatial Kounotori2. Par la suite, Coleman et l’astronaute italien Paolo Nespoli ont fait appel au Canadarm 2 pour fixer le véhicule japonais de 10 mètres de long au port faisant face à la Terre du module Harmony.




Kounotori 2 (qui signifie « cigogne blanche » en japonais) est un vaisseau de ravitaillement aussi désigné HTV2 qui avait été lancé le samedi 22 janvier depuis le centre spatial de Tanegashima, dans le sud du Japon.
Au total, il lui a fallu 5 jours pour atteindre l’ISS. Le Kounotori 2 transportait à la station spatiale 3 855 kg de cargo et de pièces de rechange, y compris deux éléments pour le compte de l’Agence spatiale canadienne, soit un module de téléconditionnement d’alimentation (boîtier de disjoncteurs) et une unité de distribution vidéo (servant d’interface entre les caméras et le système vidéo du Système d’entretien mobile).

Les images ci-dessous ont été captées à travers les vitres du nouveau module de visibilité extérieure nommé « Cupola ». Ce module offre désormais une vue extérieure aux astronautes qui jusqu’à présent ne pilotaient le Canadarm 2 que depuis des moniteurs de contrôles.


Un plongeon avant l’espace

9 février 2011 - En vedette - Général - Nouvelles - Science -

Afin d’exécuter de nombreuses heures de travail éprouvant dans l’espace, les astronautes passent des dizaines d’heures à s’entrainer en piscine.
Ils revêtent une combinaison spatiale en tous points similaire à celle qu’ils porteront lors de leur sortie extravéhiculaire (EVA) qui va leur permettre de compléter ou réparer la station spatiale internationale (ISS).

En soi, le scaphandre autonome (EMU) est un véritable petit vaisseau spatial qui va fournir un environnement sécuritaire à l’astronaute qui doit évoluer dans un environnement ou le froid absolu et le vide règnent.
De plus, l’EMU doit aussi présenter un blindage minimal pour contrer l’effet potentiellement dévastateur d’une collision avec des micros particules qui voyage là-haut à la vitesse de 29 000 km/h.

La combinaison est donc pressurisée et climatisée en plus de fournir l’air respirable à son occupant.
Mais la maitrise d’un tel instrument demande des mois, voire des années de pratique. Et cela se passe en grande partie dans le laboratoire de flottabilité neutre (NBL) de Houston.
Dans cet environnement qui contient environ 6.2 millions de gallons d’eau, ce qui en fait la plus grande piscine intérieur du monde, les mécaniciens de l’espace trouveront tout un ensemble de simulations qui vont d’une recréation de la soute de la navette spatiale jusqu’à certains modules d’ISS.

Le travail se fait dans des conditions le plus proche possible de la réalité, aidé par certains artifices pour que l’astronaute puisse se concentrer sur son travail et non son environnement.
Ainsi, l’EMU dont le poids est nul dans l’espace se trouve allégé tout en présentant le même encombrement que dans la réalité. Des plongeurs sont là pour aider dans les déplacements et les équipements fixés sur leur combinaison sont des répliques destinés à faciliter la flottaison. Ce sont les plongeurs qui passent aux astronautes les véritables outils quand vient le temps d’intervenir sur le simulateur.

Je vous invite à visionner les vidéos ci-dessous qui présentent l’astronaute canadien Chris Hadfield qui commandera ISS en 2013 lors de son entrainement en vue d’une éventuelle EVA, suivi d’une autre vidéo plus généraliste qui présente le NBL de Houston.


Plus d’informations sur le NBL

Des ouvriers dans l’espace

24 janvier 2011 - Nouvelles - Science -

L’astronaute canadien Chris Hadfield va retourner dans l’espace en 2012 pour prendre part à une mission de 6 mois dans la station spatiale internationale durant laquelle il aura aussi l’énorme responsabilité de commander pendant 3 mois le laboratoire spatial.
Mais avant cela, il va devoir s’entrainer encore de nombreux mois pour perfectionner les actes réflexes qu’il doit parfaitement maitriser et aussi enseigner ce qu’il sait déjà aux astronautes nouvellement nommés.

Il existe deux catégories de membres d’équipage qui se rendent à la Station spatiale internationale :

Les astronautes ou cosmonautes professionnels ont fait l’objet d’un processus officiel de sélection et de formation et ont actuellement à l’emploi du bureau des astronautes ou des cosmonautes de l’une ou l’autre des agences spatiales partenaires de la station. Comme les astronautes canadiens sont choisis et formés par l’Agence spatiale canadienne, ils peuvent participer aux missions à bord de la station en leur qualité d’astronautes professionnels.

Les passagers parrainés sont des personnes (astronautes d’agences spatiales non-partenaires, ingénieurs, scientifiques, journalistes, enseignants, cinéastes, touristes, etc.) dont le vol à bord du complexe orbital est parrainé par un ou plusieurs partenaires de la station spatiale. Ce ne sont pas des astronautes professionnels à l’emploi d’une agence spatiale partenaire de la station.

Une cohabitation à temps plein dans l’espace

L’équipage de l’expédition en cours constitue l’équipage principal de la station spatiale et y demeure pendant trois à six mois afin de mener à terme tous les projets prévus pour la durée du séjour. Étant donné que l’équipage d’une expédition doit être composé d’un commandant et d’au moins deux ingénieurs de vol, les passagers parrainés sont choisis uniquement après que ces postes ont été comblés.

Les astronautes professionnels peuvent remplir les fonctions de commandant, de pilote, d’ingénieur de vol ou de chercheur alors que les passagers parrainés ne peuvent participer qu’à titre de chercheurs invités, d’utilisateurs commerciaux ou de touristes.

Voici ci-dessous une vidéo où Chris Hadfield nous présente les outils de base qu’un astronaute utilise lors de son entrainement sur Terre pour les sorties extravéhiculaires (EVA).

Plus d’information

Dextre obtient son diplôme

24 décembre 2010 - Nouvelles - Science -

Installé à l’extrémité du Canadarm2, Dextre a exécuté une série de manœuvres pour retirer un contenant de rangement de 442 kg, désigné plateforme de transport de cargo (un contenant générique pour le rangement du cargo et des charges utiles de l’ISS) et le déplacer vers un autre point de travail situé à proximité. Ce déplacement était nécessaire pour dégager la section de la station qui recevra le spectromètre magnétique Alpha devant être livré lors de la mission STS-134 (le dernier vol de la navette) en 2011.

 

Précision et délicatesse extrêmes
Pour nous les humains, l’examen semble d’une simplicité désarmante : ce n’est pas sorcier de soulever une boîte et de la déplacer de quelques mètres. Mais ce n’est pas évident pour un robot, surtout un robot qui travaille en conditions d’impesanteur où tout objet mal ancré risque de se mettre à flotter dans l’espace et de constituer une menace pour la station.

Pour faciliter les choses, le déplacement a été organisé en une séquence d’étapes qui s’est déroulée sur deux jours. D’abord, Dextre a déboulonné la plateforme de transport de cargo, l’a soulevée et l’a fixée sur son banc de travail (une plateforme temporaire de rangement qui permet au bricoleur robotique de transporter des pièces d’équipement sans utiliser ses mains). Mais pour déposer la plateforme sur le banc de travail, il faut une précision et une délicatesse extrêmes. Les opérateurs de Dextre en poste au sol devaient aligner les éléments à un degré près, de manière à bien verrouiller les interfaces en place, tout en veillant à ce que les pièces mécaniques ne soient pas écrasées par l’application d’une trop grande force.

Une équipe chevronnée aux commandes
« Lorsque les astronautes s’entraînent à faire ce type de tâche en sortie extravéhiculaire, ils s’exercent jusqu’à ce qu’ils maîtrisent bien la procédure », a déclaré Tim Braithwaite, le représentant de l’Agence spatiale canadienne au Centre spatial Johnson de la NASA à Houston (Texas). « Nous télécommandons depuis le sol un nouveau robot qui doit effectuer avec un niveau de précision quasi parfait une tâche robotique jamais tentée auparavant. Par conséquent, cet examen permettra également à l’équipe au sol d’acquérir de l’expérience et d’apprendre à faire fonctionner les systèmes complexes de Dextre. »
Les opérations de la première journée ont pris fin quand Dextre a réussi à verrouiller la plateforme de transport de cargo sur son banc de travail, où elle a passé la nuit. La deuxième journée, la plateforme a été retirée du banc de travail et fixée à son nouvel emplacement sur l’ISS.

L’avenir immédiat de Dextre
Dextre a été mis au point par MDA pour le compte de l’Agence spatiale canadienne afin de réduire le nombre de sorties extravéhiculaires que doivent effectuer les astronautes pour l’entretien courant à l’extérieur de la station. L’équipage dispose ainsi de plus de temps à consacrer à des activités plus importantes, comme les expériences scientifiques. Depuis son lancement en 2008, Dextre a accompli une série de tâches planifiées en vue de sa certification pour la mise en service. Conçu pour mettre ses systèmes à l’essai et vérifier son rendement, ce processus de certification est essentiel puisque le robot ne pouvait être assemblé, ni testé sous l’effet de la gravité terrestre. Ces manœuvres servent également de répétition générale pour la première tâche officielle de Dextre. Début février, il sera appelé à extraire la plateforme externe du véhicule japonais HTV-2, un fourgon de déménagement spatial qui transporte du matériel jusqu’à l’ISS.

DEXTRE sur le site de l’agence spatiale canadienne.

Julie Payette au Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec

24 novembre 2010 - En vedette - Général - Nouvelles - Science -

Payette 01Afin de mettre de l’avant l’importance du patrimoine aéronautique québécois à l’échelle de l’industrie aérospatiale internationale, la Fondation Aérovision Québec (FAQ) présentait hier soir la septième soirée d’intronisation au Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec.

À cette occasion, la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la Ville de Longueuil a vu passer sur sa scène, le temps d’un spectacle multimédia haut en couleurs et en émotions, une partie des pionniers qui ont contribué à faire de l’aéronautique québécoise ce qu’elle est aujourd’hui.

Guy Carbonneau était entre autres présent pour remettre à son oncle, Roland Ferguson, le médaillon de l’intronisation. De plus, des hommages posthumes ont aussi été rendus en présence des familles des défunts intronisés.

BoatHoist

Durant la soirée, le trophée Robert-Piché a été remis au lieutenant-colonel Thibault par le célèbre pilote d’Air Transat. Ce trophée est accordé à une personne ou un groupe de personnes ayant réussi un exploit de pilotage extraordinaire en vol orbital ou sous-orbital, accompli avec l’objectif de sauver des vies.

Le lieutenant-colonel Thibault, major au moment des faits, s’était illustré en 2003 alors qu’avec son équipage il était allé au secours de 16 marins en péril alors que leur bateau coulait dans des conditions météorologiques épouvantables.

Le roulis et le tangage violents du navire posaient de gros problèmes de positionnement de l’hélicoptère et le major Thibault ne pouvait garder une position stable que pour seulement quelques secondes à la fois. Il avait estimé que l’appareil pouvait rester sur place une heure et quinze minutes pour faire l’extraction de l’équipage au complet.
Mission qui a été accomplie avec seulement cinq minutes de surplus, arrivant ainsi en limite de carburant.

En fin de gala, Julie Payette s’est adressée à la salle en vidéo avant de se voir à son tour intronisée au Panthéon. Sélectionnée en 1992 parmi 5330 candidats, elle est devenue en 1999 la deuxième astronaute québécoise à se rendre dans l’espace.

Rappelons que du 27 mai au 6 juin 1999, elle prit part à la mission STS-96 à bord de la navette spatiale Discovery. Et du 15 au 31 juillet 2009, elle fut ingénieure de vol au sein de l’équipage de la mission STS-127 à bord d’Endeavour.

Au cours de ses deux missions, elle contribua à la construction de la Station spatiale internationale et fit sa marque à titre de spécialiste en robotique, pilotant les trois bras robotisés spatiaux existants (le Canadarm de la navette, le Canadarm-2 de la Station internationale et le bras du module japonais Kibo).

Entre ses missions, elle occupe le poste de CAPCOM (CAPsuleCOMmunicator) au centre spatial de Houston. Vous trouverez ci-dessous le contenu du message vidéo qu’elle a délivré à l’assistance.

pucelle

Site de la Fondation Aérovision Québec

Le Canada va concevoir un robot pour explorer Mars

23 septembre 2010 - Nouvelles - Science -

marsCet investissement s’inscrit dans le cadre du Plan d’action économique établi en 2009 par le gouvernement du Canada dans le but d’accélérer la mise au point de technologies destinées à l’exploration spatiale. 

MDA RoverMDA se verra confier la tâche de concevoir, de construire et de tester un prototype mobile semi-autonome pouvant être commandé à distance. Le robot mobile sera doté de systèmes de vision et de détecteurs pour la navigation et comprendra les interfaces nécessaires au fonctionnement d’un petit bras robotique ainsi que de charges utiles et d’instruments scientifiques projetés. Le prototype sera prêt à subir des essais sur le terrain en 2012.  

Les prototypes de rovers scientifiques et d’exploration martienne servent à faire la démonstration de l’ensemble des opérations et des charges utiles lors d’essais réalisés sur un terrain reproduisant les conditions propres aux missions spatiales. Ce projet fera du Canada un partenaire potentiel de choix pour les missions internationales d’exploration spatiale et maintiendra le savoir-faire canadien en matière de robotique spatiale. Les technologies élaborées pour le rover pourraient également trouver diverses applications terrestres, notamment dans le domaine des mines, des transports, de la médecine et de la sécurité.

pucelle

Site de l’agence spatiale canadienne.

Suivez les aurores boréales en direct.

20 septembre 2010 - En vedette - Général - Nouvelles - Science -

aurore_borealeLe nouveau portail AuroraMAX voué à la science et à la splendeur des aurores boréales, fruit d’une initiative destinée à susciter l’intérêt du public, vient d’être lancé. Il est présenté dans le cadre d’une collaboration entre l’Agence spatiale canadienne (ASC), l’Université de Calgary, la ville de Yellowknife et Astronomy North. En plus de transmettre toutes les nuits des images des aurores, AuroraMAX a pour objectif de faire comprendre la science à la base du phénomène auroral, de prodiguer des conseils sur les meilleures façons de voir et de photographier les aurores et de mettre en valeur la recherche canadienne dans le domaine des relations Soleil-Terre. Le site Web comporte également une banque d’images fixes et de séquences captées les nuits précédentes.

WALLPAPER copy« Tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’observation du ciel peuvent maintenant admirer en direct, depuis leur ordinateur et dans le confort de leur foyer, les beautés que recèlent les aurores boréales », de dire le président de l’ASC Steve MacLean. « Nous espérons que la danse des lumières célestes vous incitera à découvrir les secrets du ciel et la science à la base des interactions entre la Terre et notre propre étoile, le Soleil. »

Les aurores se produisent lorsque des particules chargées provenant du Soleil entrent en collision avec les gaz présents dans la haute atmosphère terrestre. Le lancement du site AuroraMAX coïncide avec le début de la saison des aurores dans le Nord du Canada, saison qui s’échelonne généralement de la fin août, ou début septembre, au mois de mai. Grâce à AuroraMAX, les passionnés d’aurores boréales pourront être témoins de la période la plus intense du cycle du Soleil qui s’étale sur 11 ans environ. C’est durant le maximum de l’activité solaire que les aurores sont les plus fréquentes et vibrantes. On devrait atteindre ce maximum en 2013.

Ne manquez pas le spectacle de ce soir au http://www.asc-csa.gc.ca/auroramax-fra

Ci-dessous, une superbe vidéo d’aurores boréales.

pucelle

Portail de l’agence spatiale canadienne.

Un Canadien aux commandes de la station spatiale internationale.

3 septembre 2010 - En vedette - Général - Nouvelles - Science -

ecusson 34-35Collaboration spatiale : Lamiss Kerkeni

« Une grande nouvelle pour les Canadiens qui accueillent cette annonce avec une grande fierté, et beaucoup d’émotion. » a déclaré le ministre d’état Gary Goodyear.

Si comme moi, vous vous demandez pourquoi lui et pas un autre, je vous invite à parcourir brièvement le curriculum vitae d’un homme qui risque de marquer toute une génération de Canadiens : Tout simplement impressionnant!

expedition34-35_banner600x140Cet homme semble être né pour exceller. Après avoir réussi, avec distinction, des études en génie mécanique au collège militaire royal Kingston (baccalauréat) et en systèmes aéronautiques (maîtrise), il devient pilote de CF-18 pour le compte du commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Durant les années qui suivent, Chris Hadfield pilotera plus de 70 types d’avions différents à travers le Canada et les États-Unis.

C’est en 1992 qu’il intègre l’Agence spatiale canadienne suite à une sélection parmi 5 330 candidats. C’est alors le début d’une merveilleuse aventure, le conduisant en novembre 1995, à s’envoler comme premier spécialiste de mission au sein de la mission STS-74 à bord de la navette Atlantis.

En 2001, il est affecté en Russie comme directeur des opérations pour le compte de la NASA au centre Youri Gagarin en Russie.

STS-100-133[1]Il sera alors chargé de diriger toutes les activités des équipages de la station spatiale russe. En avril de la même année, il s’envole à bord du vol STS-100 ou 6A comme premier spécialiste de mission. Durant cette mission, il effectuera deux sorties extravéhiculaires et deviendra alors, le premier Canadien à quitter un engin spatial en passant un total de 14 heures et 54 minutes dans le vide spatial et en effectuant dix fois le tour de la Terre.

Dès 2008, il commence à suivre un entraînement en vue de vivre et travailler pendant une période pouvant atteindre 6 mois à bord de la station spatiale internationale.

Lors de sa dernière mission, du 10 au 23 mai 2010, l’astronaute de 51 ans assume le rôle de commandant de la mission sous-marine NEEMO 14 de la NASA. Il testera avec le reste de l’équipe, les concepts d’exploitation dans un habitat immergé. Il s’agira de comprendre comment un équipage d’astronaute interagit avec divers équipements, comme des combinaisons spatiales perfectionnées, un atterrisseur, un rover ou encore des bras robotique. Cette dernière mission fut stratégique, se déroulant dans des conditions extrêmes, M. Hadfield affirme en avoir retiré d’importants enseignements quant au défi humain que peut représenter le commandement de missions spatiales. En effet, outre les aspects technologiques, M. Hadfielde insiste sur l’importance de «  l’équipe » durant ces missions :

STS-100-059[1]« Le plus grand défi, lorsqu’on est là-haut, c’est d’avoir une équipe soudée et qui travaille efficacement ensemble, il est fondamental de bien se connaître, de savoir quelles sont les forces et faiblesses de chacun et d’être là les uns pour les autres lors de moments difficiles. » Il ajoute : « Rien n’est plus pénible, lorsqu’on est si loin, que de savoir que sur terre, un être qui nous est cher est malade, ou ne va pas bien, il faut savoir gérer les moments de blues et mon travail consiste, entre autres, en cela. »

Au cours des quatre premiers mois de son affectation à bord du véhicule russe Soyouz en décembre 2012, M. Hadfield réalisera en tant qu’ingénieur de vol, diverses expériences scientifiques, tâches de robotique et démonstration technologiques. En mars 2013, il deviendra commandant de l’ISS, il sera alors responsable de la sécurité de l’équipage, des opérations courantes, de l’entretien des équipements de la station et veillera à ce que des expériences scientifiques soient menées au nom de chercheurs étrangers et canadiens.

C’est un homme d’une grande humilité qui nous est apparu hier.

Un homme tant heureux et honoré de se voir affecté à la mission 34/35, que conscient du défait et du symbole que cette annonce représente pour de nombreux Canadiens et plus précisément, pour les nouvelles générations.

Vous trouverez ci-dessous un montage de la conférence de presse donnée hier à l’agence spatiale canadienne (anglais et français).

pucelle

Plus d’information sur la mission.

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